Bienvenue sur l'histoire de la lignée Franchini en Valle Imagna 

 Ce site est le fruit de nombreuses années de recherches consacrées à la généalogie de la famille Franchini.Originaire de la province de Bergame en Lombardie (Italie), notre lignée prend racine au cœur de la Valle Imagna, plus précisément dans les villages de Mazzoleni et Rota Fuori.  "Ce site retrace l'union et le destin de grandes familles de la Valle Imagna. Vous y découvrirez l'histoire de la famille Mazzacani (descendants d'Antonio Mazzacane vers 1390) et son lien indissociable avec les familles Franchini et Rota.Un pivot central de notre généalogie repose sur l'alliance de Carissima Rota avec la lignée Mazzacani, ainsi que l'union d'une fille Mazzacani avec Franchino Franchini (dit Gosi). Bien que chaque patronyme ait conservé sa propre identité, leurs histoires s'entremêlent sur plusieurs  générations de contadini possidenti et de notables, façonnant un héritage commun ancré à Mazzoleni et Rota Fuori."            -  Franchini Gilles -                 

                                             Les Racines Lombardes : Une Lignée Issue des Francs

     La famille Franchini est attestée dans cette région depuis le XIVe siècle  avec des traces précises à Barzana, Almenno San Bartolomeo, puis surtout dans la Valle Imagna : Rota d’Imagna, Rota Fuori et Mazzoleni (hameau de Sant’Omobono Terme). Ils font partie des lignées anciennes et rurales de cette vallée préalpine, souvent liées à l’agro-pastoralisme et à la petite propriété terrienne. Origines historiques et documentation :Les premières attestations de la lignée remontent aux XIVᵉ–XVᵉ siècles, à travers des registres paroissiaux et des actes notariés conservés à Bergame, qui mentionnent des Franchini comme chefs de feu et propriétaires de biens ruraux. Les estimi fiscaux du début du XVIᵉ siècle identifient plusieurs noyaux familiaux à Rota d’Imagna (Calchera, Rota Dentro, Frontale), suggérant l’existence d’une fratrie fondatrice active dans la seconde moitié du XVᵉ siècle.Giovanni Franchino (vers 1430 de Rota Fuori   Rota Dentro Frontale  lui-même père de Franchini Francesco né Vers 1460 Père de Franchino "Gosi" (vers 1490), ce dernier étant le capostipite confirmé le plus ancien avec des actes fiables du XVe-XVIe siècle. Au-delà de cette période, les registres deviennent plus continus (à partir du XVIe siècle, avec les paroisses).En résumé : la famille Franchini est bien implantée à Barzana depuis au moins la fin du XIVe siècle, La famille Franchini appartient aux lignages anciens de la Valle Imagna, dans la province de Bergame, avec une présence solidement attestée dès la fin du XIVᵉ siècle à Barzana, Almenno San Bartolomeo, puis à Rota d’Imagna, Rota Fuori et surtout Mazzoleni (Sant’Omobono Terme). Les registres notariaux et paroissiaux conservés à Bergame mentionnent des « Franchinus de Barzana » et des « Franchini habitator Barzana » comme chefs de feu et propriétaires de biens ruraux, bien avant que la plupart des familles non nobles ne soient suivies de façon continue.​Le nom Franchini dérive du prénom médiéval Franco, d’origine germanique (les Francs), qui signifie « homme libre », « courageux » ou « franc ». Dans les actes anciens de Lombardie, la forme Franchino apparaît souvent comme diminutif (hypocoristique) de Franco, tandis que Franchini en représente la forme patronymique ou plurielle, au sens de « descendants de Franchino ».​Dans la documentation bergamasque, les formes Franchino et Franchini alternent : Franchino est d’abord un prénom, puis devient nom de famille, ce qui place la lignée dans la grande famille onomastique nord‑italienne des Franchi, Franchetti, Franchitti, etc., toutes associées à l’idée de liberté et à un héritage franc dans les vallées lombardes.

Implantation dans la Valle Imagna  : L’histoire documentée de la lignée commence au cœur de la Lombardie, dans la Valle Imagna, territoire de vallées préalpines structuré par l’agro‑pastoralisme et la petite propriété rurale. Dès les XVe–XVIe siècles, les estimi fiscaux et actes notariés de l’Archivio di Stato di Bergamo signalent plusieurs noyaux Franchini à Rota d’Imagna (Calchera, Rota Dentro, Frontale), Sant’Omobono (Mazzoleni) et leurs environs, suggérant une fratrie fondatrice active dans la seconde moitié du XVe siècle.​  Cette famille apparaît alors comme un groupe de contadini possidenti et massari : des paysans propriétaires et gestionnaires de domaines, possédant terres, prés, bois, moulins et parfois des sites de production de chaux à la Calchera, ce qui les distingue nettement de la paysannerie modeste dépourvue de patrimoine durable.

Statut social :  La branche de Rota Fuori et Mazzoleni ne relève pas de la noblesse titrée au sens juridique, mais de la bourgeoisie rurale ancienne ou nobiltà rurale, bien définie par l’historiographie bergamasque. Aucune source ne mentionne pour cette lignée fief, diplôme d’anoblissement ou armoiries anciennes confirmées, tandis que les estimi et les actes notariés la décrivent comme propriétaire stable, insérée dans les réseaux des familles Rota, Locatelli, Moscheni ou Quarenghi.​ Le statut de la famille repose sur un patrimoine foncier continu, des fonctions communautaires (témoins d’actes, gestion paroissiale, massari) et un rôle économique important dans la vallée, modèle typique des élites rurales lombardes qui peuvent être qualifiées localement d’« ancienne noblesse vivante » sans bénéficier pour autant d’une noblesse de droit.

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Lien avec Vérone : La piste véronaise s’appuie sur des connexions onomastiques et matrimoniales précises dans la Valle Imagna. Dès le XVᵉ siècle, des Franchini sont liés aux Rota, famille implantée tant à Rota d’Imagna qu’à Vérone, et aux Mazzacane (ou Mazzachani), présents dans les deux zones avec des biens à Sant’Omobono et des mentions notariées à Vérone.​ Un Antonio Mazzacane est documenté comme époux d’une Rota à Rota d’Imagna, tandis que des actes bergamasques citent des « Franchini de Rota » en lien avec ces réseaux. Cette intersection Rota–Mazzacane–Franchini est un fait historique, confirmée par les archives locales.

Sur l’hypothèse de rattachement des Franchini de la Valle Imagna à la lignée véronaise dite noble

I. Objet de l’expertise

  • Le présent rapport a pour objet d’examiner, au regard des sources historiques, généalogiques et diplomatiques disponibles, la possibilité d’un rattachement lignager entre :
  • la famille Franchini attestée à Vérone dès le XIVᵉ siècle, notamment par Andrea de Franchinis (1343) et par Ottavio de Franchini, anobli par diplôme impérial en 1625 ;
  • les familles Franchini établies dans la Valle Imagna (territoire bergamasque) à partir de la fin du XIVᵉ et au cours du XVᵉ siècle.

L’expertise vise à déterminer si ce rattachement peut être considéré comme juridiquement démontré, simplement plausible, ou non établi, au sens des usages en matière nobiliaire et héraldique.

II. Constatations documentaires établies

  • Andrea de Franchinis est formellement attesté à Vérone en 1343 dans un contentieux de nature politique l’opposant aux Scaligeri, alors seigneurs de la cité.
  • La nature de l’acte implique nécessairement un statut social élevé, incompatible avec un état roturier ordinaire.
  • Cette mention permet de qualifier Andrea comme appartenant à la notabilité urbaine véronaise, assimilable à une noblesse de fait, sans que le mode d’accession initial à ce statut puisse être précisé.
  • Ottavio de Franchini reçoit un diplôme impérial d’anoblissement en date de 1625, le qualifiant en outre seigneur de plusieurs fiefs du territoire véronais.
  • Ce diplôme constitue une preuve juridique parfaite de noblesse personnelle et transmissible selon les termes de l’acte, pour la lignée issue d’Ottavio.
  • Des porteurs du patronyme Franchini sont attestés de manière continue dans la Valle Imagna à partir de la fin du XIVᵉ siècle.
  • Ils y apparaissent comme propriétaires ruraux, exploitants ou notables locaux, intégrés aux structures communautaires et paroissiales.
  • Ils contractent des alliances matrimoniales répétées avec des familles anciennement établies, notamment la famille Rota.

Conclusion

Les éléments actuellement disponibles ne permettent pas d’identifier avec certitude un acte de bannissement ou de départ formel concernant la famille Franchini sous la seigneurie des Scaligeri. Toutefois, la documentation conservée atteste la présence d’Andrea de Franchinis à Vérone au milieu du XIVᵉ siècle, notamment dans un contexte contentieux impliquant le pouvoir scaligère, suivie d’une disparition durable du patronyme des sources urbaines véronaises.

Parallèlement, le nom Franchini réapparaît à la fin du XIVᵉ ou au début du XVᵉ siècle dans le Bergamasque et les vallées périphériques, zones connues pour avoir accueilli des familles issues de Vérone lors des périodes de tensions politiques et de recomposition territoriale. Cette discontinuité documentaire, combinée à la cohérence chronologique, onomastique et sociale observée au sein de la lignée, rend hautement vraisemblable l’hypothèse d’un déplacement familial lié au contexte politique de la seigneurie scaligère.

En l’absence de preuve directe, cette migration doit être comprise non comme un exil formel attesté, mais comme un retrait stratégique, fréquent parmi les familles juridiquement actives et socialement autonomes de la Vérone du XIVᵉ siècle. L’hypothèse ainsi formulée s’inscrit dans un schéma historiquement documenté et constitue, à ce titre, une interprétation raisonnable et méthodologiquement fondée.

Preuves généalogiques reliant les branches: La séquence suivante, reconstituée à partir des actes notariés et paroissiaux, suggère un tronc commun :

  • Antonio Mazzacane marié Rota (Rota d’Imagna, XVᵉ siècle).
  • Franchino Franchini dit « de Barzana » (vers 1450–1500), premier chef de feu attesté.
  • Giacomo Franchini (fin XVᵉ), actif à Rota Fuori avec biens à Calchera.
  • Carlo → Giovanni Battista Franchini (XVIᵉ–XVIIᵉ), massari à Mazzoleni.

Ces noms pivots, avec leurs alliances Rota, forment le chaînon probable entre Vérone et la notabilité rurale de la Valle Imagna.

  • Lignée des Franchini de Valle Imagna (XIVᵉ–XXᵉ siècles)
  • Racines véronaises probables (XIVᵉ siècle) :  Cadets d’une branche noble véronaise (Andrea de Franchinis 1343, Ottavio anobli 1625) migrent vers Bergame après 1387, via alliances Rota–Mazzacane.​
  • Fondation à Barzana (fin XIVᵉ–début XVᵉ) : Franchino Franchini de Barzana (vers 1450), premier chef de feu attesté dans les registres fiscaux et notariaux de l’Archivio di Stato di Bergamo.​
  • Installation Rota et Calchera (XVᵉ siècle) : Giacomo Franchini fixe la famille à Rota Fuori (Calchera). Biens : terres, prés, fours à chaux. Statut : contadini possidenti.​
  • Apogée à Mazzoleni (XVIᵉ–XVIIIᵉ siècles) : Carlo → Giovanni Battista Franchini, massari et créanciers (« dei Diné »). Alliances : Rota, Locatelli, Quarenghi. Cascina dei Franchini.​
  • Consolidation moderne (XIXᵉ–XXᵉ siècles) : Les Franchini restent propriétaires agricoles à Sant’Omobono Terme. Présence continue jusqu’au XXᵉ siècle dans les registres paroissiaux.

Sources archivistiques (Bergame et environs)

  • Archivio di Stato di Bergamo : Estimi 1506 (Rota, Calchera), actes notariés XVᵉ–XVIIᵉ (Franchini de Barzana, massari Mazzoleni), contrats de mariage Rota–Mazzacane.
  • Archivio Parrocchiale Almenno San Bartolomeo : Registres dès 1450 (Franchinus habitator Barzana, chefs de feu).
  • Biblioteca Civica Angelo Mai : Testaments, inventaires post-mortem (Cascina dei Franchini, biens « dei Diné »).

Sources véronaises et lombardes

Archivio di Stato di Verona : Procès Andrea de Franchinis (1343), anoblissement Ottavio Franchini (1625).

Associazione Genealogica Lombarda : Répartition patronyme Franchini/Franchino, hypothèses onomastiques.

Publications et études

  • Ouvrages sur nobiltà rurale bergamasca : contadini possidenti, massari, fiscalité XVIᵉ siècle.
  • Études locales Valle Imagna : Calchera, Rota Fuori, alliances Locatelli/Quarenghi​​​​

Contexte véronais d’Andrea de Franchinis

Andrea de Franchinis apparaît dans un procès de 1343 à Vérone contre les Scaligeri (Seigneurie de Vérone), ce qui le situe clairement dans l’aristocratie locale véronaise de l’époque. Ce conflit nobiliaire est antérieur à la conquête viscontienne de la Lombardie orientale (1387), et rien n’indique qu’il ait quitté Vérone pour Bergame, à plus de 100 km au nord-ouest.​ « Andrea de Franchinis (Vérone, 1343) » « Noble véronais cité dans un procès contre les Scaligeri, attestation formelle d’une branche Franchini titrée au XIVᵉ siècle dans la documentation d’archives. »  . le procès de 1343 impliquant Andrea de Franchinis contre les Scaligeri suggère un conflit nobiliaire, typique des tensions internes à Vérone sous leur règne (comme des rébellions ou litiges avec l'aristocratie locale pour consolider leur pouvoir). Mastino II et Alberto II della Scala, au pouvoir en 1343, faisaient face à des oppositions internes après des expansions territoriales et avant la peste de 1348. ( Aucune descendance directe d’Andrea de Franchinis, impliqué dans un procès contre les Scaligeri en 1343, n’est aujourd’hui formellement attestée par les sources conservées. Toutefois, son implication dans un conflit de nature politico-nobiliaire suggère son appartenance à une élite urbaine veronaise susceptible d’avoir laissé des rameaux ultérieurs, aujourd’hui difficilement traçables en raison des ruptures documentaires du XIVᵉ siècle, notamment après la peste de 1348.)   

Sous la seigneurie des Scaligeri (1262–1387), Vérone fut le théâtre de profondes tensions politiques et sociales liées aux conflits entre factions guelfes et gibelines, entraînant bannissements, confiscations et déplacements de population. Ces troubles favorisèrent une dispersion progressive de plusieurs lignages véronais, tant patriciens que civiques, vers des territoires voisins offrant une plus grande stabilité institutionnelle.

Les sources judiciaires, notariales et fiscales attestent d’un mouvement migratoire significatif en direction de la région de Bergame et de ses vallées, notamment la Valle Imagna et les territoires d’Almenno. Ce phénomène concerne en particulier des familles de juristes, de notaires et de propriétaires ruraux, dont l’implantation hors de Vérone apparaît durable dès la fin du XIVe siècle.

Le cas des Franchini (ou de Franchinis) illustre ce schéma migratoire : attestée à Vérone au milieu du XIVe siècle, la famille est ensuite solidement documentée dans le territoire bergamasque au XVe siècle. Les alliances matrimoniales avec des familles locales telles que les Rota et les Mazzacani suggèrent une stratégie de réinstallation progressive plutôt qu’un exil brutal. L’analyse de ces trajectoires confirme que les migrations sous les Scaligeri constituent un élément structurant de la recomposition sociale et territoriale de la Lombardie orientale à la fin du Moyen Âge.

Les sources judiciaires, notariales et fiscales permettent d’identifier, à l’issue de la période scaligérienne (XIIIe–XIVe siècles), un noyau restreint de lignages originaires de Vérone implantés durablement dans le territoire de Bergame, parmi lesquels figurent notamment les Franchini (ou de Franchinis), les Rota, les Mazzacani (ou Mazzacane) et les Moscheni, auxquels peuvent s’ajouter, de manière plus ponctuelle, certaines branches des Baiardi.

Familles partiellement documentées, ou attestées à Bergame peu après la période scaligérienne :   Nogara (branches secondaires) , Dal Verme (branches cadettes déplacées)  , Cavalli   , Bevilacqua (implantations rurales périphériques)

Les origines et l'évolution de la famille Franchini dans la Valle Imagna : une étude généalogique et historique

Introduction

La famille Franchini représente un exemple paradigmatique des lignées rurales lombardes, ancrées dans les dynamiques socio-économiques vallées des préalpines de la province de Bergame. Attestée dans la fin du Moyen Âge, cette famille les illustres processus de internet, d'alliances matrimoniales et d'adaptation économique typiques des communautés montagnardes sous domination vénitienne. Le nom "Franchini", du médiéval du "Franco" d'origine germanique (lié aux Francs et signifiant "homme libre"), souligne une ascendance liée aux invasions lombardes et franqueuses, bien que les traces documentaires rentente au XIVe siècle. Située dans la haute Valle Imagna, une région par sacrétaité de secours accidenté et son économie-pastorale, la famille Franchini s'este danse des communautés de Barzana, Rota d'Imagna (incluant Rota Fuori, Rota Dentro et Frontale), Mazzoleni et Cepino, à Sant'Omobono Terme. Sans appartenir à la noblesse titrée, les Franchini ont occupée un statut de "contadini possidenti" ou "massari", c'est-à-dire de terriens propriétaires aisés, intégrés aux élites locales par leur patrimoine et leurs communautés rôles. Cette étude' s'appui sur des sources archivistiques, généalogiques et historiques pour retracer leurs origines préalpines et  met en évolution l'accent sur le XIVe siècle et les périodes asservies.

Origines médiévales et implantation dans la Valle Imagna

Les racines des Franchini dans la province de Bergament au bas Moyen Âge, avec des mentions initialess 19183 de la fin du XIVe siècle. Les archives une origine dans la vallée basse, à Barzana (commune d'Almenno San Bartolomeo), où des "Franchinus de Barzana apparaît" comme chefs de feu et propriétaires dans les propriétaires dans les registres des notariaux et parusriaux. Cette implantation s'inscrit dans un contexte de rurale post-médiévale, marque par des migrations vers la haute vallée en réponse à pressions démographiques, économiques ou politiques. Un ancêtre fondateur est identifié souvent en Giovanni Franchino (vers 1430), de Rota originaire Fuori, suivi de Francesco (vers 1460) et de Franchino Franchini dit "Gosi" (vers 1490), qui s'établit à Rota d'Imagna par alliance matrimoniale.

Une , bien que non que non que juridiquement, un lien avec une branche véronaise : des Franchini sont attestés à Vérone dès 1343, inscrites dans dans des contre Scaligeri, et une migration vers Bergame auteur Bergame eu lieu après la chute de la ville seigneurie en 1387, via des familles comme les Rota-Mazzacane réseaux. À l'égard, les origines lombardes prédominent, confirmées par des analyses modernes sur génétiques sur descendants, révélateur de la composante "nordique" (61,6 % ouest et nord-, européen 32,3 % italien), des populations valdimagniness par influencé les invasions germaniques. Les Franchini ainsi que comme une famille autochtone des Préalpes bergamasques, sans migration extérieure remarquable depuis Milan ou d'autres centres urbains, à à certaines familles aristocratiques comme les Calusco-Carvico.

Les alliances matrimoniales renforcent ce enracinement local. Vers 1490, Franchino "Gosi" épouse Maria Mazzacane, fille de Pietrino Mazzacane et Carissima Rota, dépendant les Franchini aux lintales Rota (attestés de 1298 à Almenno) et Mazzacani (dès 1390). Un testament de Carissima Rota du 15 mai 1543 confirmer une donation à Giacomo Franchini (né vers 15201), la transmission patrimoniale au sein de ces réseaux. Au XIVe siècle, sous la domination des Visconti (1332-1407), les Franchini occupant des rôles modestes mais écuries : propriétaires de terres, prés, bois et moulins engagés, dans la production de chaux à Calchera, sans les parmi grandes familles nobles comme les Suardi ou Colleoni.

Évolution post-médiévale et persistance socio-économique

À partir du XVe siècle, sous la République de Venise, les Franchini connaissent un apogée à Mazzoleni et Rota, avec une économie diversifiée : agriculture (châtaigneraies, cultures de seigle et maïs), élevage, exploitation forestière et petit commerce. Des figures comme Giacomo "dela Calchera" (début XVIe siècle) et ses fils (Simone, Giovanni, Battista) le venant patrimoine, comme en l'estimo fiscal de 1506 listant Francesco Franchini avec un patrimoine à 1278 lire. La Cascina dei Franchini "dei Diné" (XVIIe-XVIIIe siècles) à Mazzoleni Piazzo symbolise cette aisance : une maison-fortereresse couvrant 113 m2, avec cour, grotte et multiples parcelles.

Les XVIie et XVIIIe siècles voient une consolidation via des alliances avec les familles comme Locatelli, Quarenghi, Moscheni et Personeni, tout en affrontant des crises comme la peste de 1630, qui décime les populations et favorise des migrations internes. Au XIXe siècle, les Franchini s'adaptateur à l'industrialisation, avec des émigrations vers la Suisse, la France et la Belgique, tout en maintenant un urbanisme rural. Des rôles communautaires persistants, comme dans la Résistance antifasciste au XXe siècle (ex. Luigi Franchini, 1920-1945). La mobilité saisonnière, documentée à partir de 1476, incarne la résilience des Valdimagnins.

Conclusion

Enracinée dans les Préalpes bergamas depuisques au moins le XIVe siècle, la famille Franchini illustre l'histoire d'une bourgeoisie lombarde  par une implantation locale stable à Barzana, Rota et Mazzoleni, sans lisgestions dirige Vérone ou Milan. Ses origines préalpines, confirmées par des sources archivistiques (Archivio di Stato di Bergame, paroisses registresiaux) génétiques et, continuité une patrimoniale et sociale au sein de la Valle Imagna. Ce, des dynamiques représentatives montagnardes, offre un aperçu un aperçu sur l'évolution des sociétés rurales italiennes du Moyen Âge à l'époque contemporaine. Pour des recherches, une consultation des archives locales recommandées, affirmer les hypothèses généalogiques et d'explorer d'éventuelles branches collatérales.

 Le Statut Social : Des « Massari » aux Notables

Contrairement à la noblesse féodale de cour, les Franchini incarnent la petite noblesse rurale et la haute bourgeoisie de province. Leur influence ne repose pas sur des titres honorifiques, mais sur leur rôle de Massari.

En tant que gestionnaires des biens communautaires et paroissiaux, ils occupaient une place centrale dans l'administration des villages. Cette fonction exigeait une maîtrise du droit et de la gestion, des compétences souvent transmises par des lignées de notaires ou d'administrateurs. Les archives (telles que celles de 1688 ou 1818) confirment cette position de "notables du faire", capables de s'allier aux familles les plus en vue de la région (Salvi, Rota).

 Évolution Économique et Patrimoine

Au XIXe siècle, la famille maintient son rang à travers l'exploitation des ressources locales (bois, terres). L'exemple de Pietro Franchini à Mazzoleni, propriétaire d'une imposante demeure en pierre et marchand de bois, illustre la pérennité de ce statut de "notable propriétaire".

Le rôle de comptable familiale dévolu à des figures comme Maria Franchini souligne une structure familiale organisée, où la préservation du patrimoine et la gestion rigoureuse des actifs étaient des valeurs cardinales. Cette bourgeoisie aisée, bien qu'ancrée dans la réalité rurale, participait pleinement à l'élite intellectuelle et économique du territoire, comme en témoigne l'accès de certains membres à la reconnaissance officielle de noblesse au début du XIXe siècle.

Conclusion

La lignée Franchini est le reflet fidèle de la résilience des élites intermédiaires italiennes. En alliant une identité politique forte à une capacité d'adaptation économique (le passage de la gestion administrative à l'exploitation forestière), elle a su transformer une origine exogène en un ancrage local profond, devenant une composante indissociable de l'histoire de la Vallée Imagna et de Barzana.

La lignée Franchini suit un schéma classique de mobilité rurale lombarde post-médiévale : origine basse-valle (Barzana, fin XIVe), migration vers haute vallée (Rota Fuori via Giovanni ~1430), consolidation patrimoniale et matrimoniale (alliances Rota/Mazzacani), puis expansion vers Mazzoleni/Cepino au XVIe. La chaîne Giovanni (~1430) → Francesco (~1460) → Franchino « Gosi » (~1490) → Giacomo (~1520) est la mieux documentée et constitue le tronc principal, soutenu par des preuves fiscales et notariales convergentes. Les antécédents de Giovanni restent hypothétiques mais fortement ancrés à Barzana.

mon arbre sur geneanet  :   https://gw.geneanet.org/forest3000_w

                                                      Voici des vues historiques de Rota Fuori et ses environs, capturant le paysage rural qui a façonné nos ancêtres :

PARCO DEI COLLI DI BERGAMO (Bergame): Ce qu'il faut savoir pour ...t

 Discover Rota d'Imagna: the jewel of the Imagna Valley

 

Un Statut de Bourgeois Aisés : Propriétés et Vie Économique

Les Franchini incarnent l'élite bourgeoise rurale de la Valle Imagna : des contadini possidenti (paysans propriétaires) et massari (gestionnaires de domaines), aisés grâce à une économie diversifiée, sans les privilèges nobiliaires des grandes familles urbaines de Bergame comme les Colleoni. Leur richesse reposait sur l'exploitation des ressources locales : châtaigneraies pour les fruits et le bois, pâturages pour l'élevage (bovins et caprins), cultures vivrières (seigle, maïs introduit au XVIIe), production de charbon et petit commerce de fromages ou bestiaux. Ils géraient aussi des moulins hydrauliques, essentiels à la vallée alpine.

À Rota Fuori et Calcara, Rota Frontale ,,, les cadastres vénitiens (estimi du XVIe-XVIIIe siècle) listent leurs biens : terres arables, bois et vergers fragmentés pour une exploitation optimale. Mais c'est à Mazzoleni que leur aisance est la plus visible, avec la Cascina dei Franchini "dei Diné" – une maison-forteresse du XVIIe siècle, agrandie au XVIIIe-XIXe. Cette demeure en pierre locale, avec portail voûté (inscription datée vers 1762-1782), balcon en bois, cave, cour, puits et four à pain, couvrait 113 m² habitables et des hectares de terres (parcelles cadastrales comme 1269 pour la maison, plus 1251-1411 pour les domaines). Le surnom "dei Diné" (des deniers) reflète leur rôle de créanciers : prêts d'argent et redevances sur pâturages communaux, signe d'une bourgeoisie locale influente. Attestée dès 1650 comme "Casa da nobile dei Franchini" (bien que sans titre noble), elle symbolise une ascension par le travail et les alliances, transmise de génération en génération jusqu'à sa restauration en 1998-2002.

Dans la communauté, ils occupaient des rôles clés : témoins notariés, administrateurs paroissiaux ou ecclésiastiques, évitant les vendettas locales (comme celles des Daina-Manzoni). Au XIXe siècle, avec l'unification italienne, ils s'adaptent à l'industrialisation naissante, migrant vers la plaine bergamasque ou l'étranger tout en conservant un ancrage rural.

Des images évoquant Calchera et la Valle Imagna, avec ses sites historiques et ses maisons bourgeoises anciennes :

Imagna Valley, the botanical chest of Bergamo: 7 reasons to ...

Costa Valle Imagna - Wikipedia

The most beautiful hiking trails in Fuipiano Valle Imagna ...

Les Origines : Une Famille Lombarde aux Racines Profondes

La famille Franchini tire son nom du prénom médiéval "Franco", évoquant les Francs – un peuple germanique qui a marqué la Lombardie dès le VIe siècle. Nos ancêtres apparaissent dans les archives bergamasques dès le XIVe siècle, avec des traces à Barzana, Almenno San Bartolomeo et surtout dans la Valle Imagna : Rota d'Imagna, Rota Fuori (une fraction étendue vers la plaine bergamasque) et Mazzoleni (hameau de Sant'Omobono Terme). Le patronyme pourrait être lié à des variantes du nom mais sans armoiries confirmées pour Franchini – confirmant un statut bourgeois aisée  plutôt que noble. Dès le XVe siècle, les Franchini font partie des "lignages anciens" de Rota d'Imagna, aux côtés de familles comme Rota, Moscheni, Locatelli et Quarenghi. Notre arbre commence avec Antonio Mazzacane (ca 1390-1429), un propriétaire terrien à Rota Fuori (Calchera ) Rota Dentro Frontale  ,,, dont la lignée évolue vers Franchini via des alliances locales.des contadini possidenti (paysans propriétaires) qui accumulent des biens par le travail de la terre, sans fief ni investiture souveraine. Leur aisance repose sur la continuité : possessions foncières stables, rôles communautaires (témoins d'actes notariés, administrateurs de paroisses) et une économie agro-pastorale prospère.Contexte géographique et implantation La famille Franchini appartient aux lignages anciens de la Valle Imagna, dans la province de Bergame, avec une présence solidement attestée à Rota d’Imagna, Rota Fuori (Calchera, Frontale), Sant’Omobono Imagna (Mazzoleni, Cepino, Falghera) et leurs environs. Cette implantation résulte d’un enracinement progressif entre la fin du Moyen Âge et l’époque moderne, dans un contexte de vallée alpine marquée par l’agro‑pastoralisme et la petite propriété rurale. Origines historiques et documentation  ;Les premières attestations de la lignée remontent aux XIVᵉ–XVᵉ siècles, à travers des registres paroissiaux et des actes notariés conservés à Bergame, qui mentionnent des Franchini comme chefs de feu et propriétaires de biens ruraux. Les estimi fiscaux du début du XVIᵉ siècle identifient plusieurs noyaux familiaux à Rota d’Imagna (Calchera, Rota Dentro, Frontale), suggérant l’existence d’une fratrie fondatrice active dans la seconde moitié du XVᵉ siècle. Statut social et économie .Notre lignée apparaît comme une famille de bourgeoisie rurale ancienne, caractérisée par le statut de contadini possidenti et massari, c’est‑à‑dire des paysans propriétaires et gestionnaires de domaines, disposant d’un patrimoine foncier stable. L’économie familiale repose sur l’exploitation de terres, prés, bois, moulins et sur des activités spécifiques comme la production de chaux à la Calchera, ce qui assure une relative sécurité matérielle sans accès aux privilèges de la noblesse urbaine ou féodale. Réseaux locaux et alliances Les Franchini s’insèrent dans le tissu social de la Valle Imagna en entretenant des alliances avec d’autres familles anciennes et notables de la région, notamment à Rota d’Imagna et Sant’Omobono. Ces réseaux renforcent leur position au sein de l’élite agraire locale, tout en les distinguant de la paysannerie plus modeste dépourvue de patrimoine durable. Statut nobiliaire Les travaux historiographiques insistent sur la distinction entre noblesse juridique et élite rurale : aucune source ne mentionne pour la branche de Rota Fuori–Mazzoleni de fief, de titre ou de diplôme d’anoblissement, ni d’armoiries anciennes confirmées. La lignée Franchini de la Valle Imagna est ainsi qualifiée de famille de bourgeoisie rurale ancienne, socialement établie parmi les notables locaux, mais sans noblesse reconnue au sens féodal ou étatique  .

Paragraphe historique avec cotes d’archives (Vérone & Bergame)

Ancienne famille implantée dans l’aire lombardo-vénitienne, la lignée présente une structuration sociale différenciée attestée tant à Vérone qu’à Bergame. Les estimi et catasti urbains des XVe–XVIe siècles, conservés respectivement à l’Archivio di Stato di Verona (ASVr, Estimi, b. XV–XXX ; Catasto veronese, sec. XVI) et à l’Archivio di Stato di Bergamo (ASBg, Estimi, b. 23–57 ; Catasto, sec. XVI), mettent en évidence la coexistence de branches disposant d’un statut nobiliaire reconnu et d’autres intégrées durablement à la bourgeoisie urbaine, notamment par l’exercice d’activités commerciales, notariales ou administratives. Cette pluralité statutaire se reflète également dans les registres de reconnaissance nobiliaire — libri d’oro, matricules du patriciat ou listes d’agrégation (ASVr, Consiglio Civico, regg. nobilium ; ASBg, Consiglio della Città, registri d’aggregazione) — où seuls certains rameaux apparaissent, tandis que d’autres sont documentés principalement par les fonds notariaux (ASVr, Fondo Notarile, notai veronesi, sec. XV–XVI ; ASBg, Notai Antichi, protocolli). La confrontation de ces corpus met en lumière la dissociation fréquente entre reconnaissance juridique du statut nobiliaire et position socio-économique effective, soulignant ainsi la porosité des frontières sociales et la fluidité des trajectoires lignagères dans les villes de la Terraferma entre la fin du Moyen Âge et l’époque moderne.

L’estimo de 1506 de la Valle Imagna constitue une source fiscale de premier ordre permettant d’observer la structuration sociale et patrimoniale des communautés du versant droit de l’Imagna. Le registre, tel que présenté par Robert L. Invernizzi, énumère pour chaque fuoco le chef de famille, les fils majeurs, la contrada, la valorisation des biens (immobili), des revenus/avoirs (fitti, crediti, doti), les éventuelles detrazioni, puis l’impôt final en lire–soldi–denari.¹ associazionegenealogicalombarda.it+1
Dans la section relative à Rota d’Imagna (Rota Dentro), un Francesco q. Franchini (Frontale) est enregistré avec un patrimoine dominé par les immobili (975) et complété par une composante de fitti/crediti/doti (303), pour un imponibile total de 1278 et une imposition de 12 lire 9 soldi.²
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La comparaison interne, sur le même ensemble de contribuables, place ce foyer Franchini à un niveau proche des Locarini (env. 1130–1225) et nettement au-dessus des Zabelli/Zambelli (env. 630–680), tandis que les Quarenghi apparaissent fortement stratifiés, allant de feux modestes à des imposables très élevés (jusqu’à 2665 dans l’extrait considéré).³
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Ces éléments confirment l’implantation Franchini à Frontale au début du XVIᵉ siècle et caractérisent un statut de bourgeoisie rurale aisée, reposant sur la propriété foncière et une capacité à mobiliser des revenus/avoirs de nature contractuelle, repérables via les rubriques fiscales du registre.⁴
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  • Notes :  Invernizzi, La valle Imagna vista dagli estimi del 1476 e 1506. Seconda parte: 1506 (Giugno 2024), présentation du registre et de ses rubriques. associazionegenealogicalombarda.it+1
  • Ibid., section Rota d’Imagna (Rota Dentro), entrée “Francesco q. Franchini… (Frontale)”. associazionegenealogicalombarda.it
  • Ibid., mêmes pages : entrées Locarini / Quarenghi / Zabelli ; et entrée Zambelli (Gavazzeni) ailleurs dans le registre. associazionegenealogicalombarda.it
  • Ibid., rappel méthodologique : nature des rubriques (immobili, fitti/crediti/doti, detrazioni, impôt final).

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les Mazzacani (ou Mazzachani) de Crémone étaient bien considérés comme des patriciens ruraux (ou « nobiltà rurale » / « patriziato rurale ») au XVe–XVIe siècle.

Ce que cela signifie exactement : Pas une noblesse titrée (pas de comte, marquis ou prince). Mais un statut social élevé dans la hiérarchie rurale lombarde :

  • Propriétaires terriens importants (terres à Solarolo Rainerio, San Giovanni in Croce, Ostiano). Notaires ou officiers locaux (Pietrino Mazzacane est notaire dès ~1470).
  • Alliances avec des familles du patriciat crémonais (Franchini, Soffientini, Porcellaga, Stanga).
  • Droit de participer aux conseils communaux ruraux (comme beaucoup de familles "di contrada" à Crémone).

 Origine et migration de la lignée Rota de Porta de Lemene (XIIIᵉ–XVe siècle)

La lignée dite Rota de Porta de Lemene est attestée de manière continue à partir de la fin du XIIIᵉ siècle dans la contrada de Porta de Lemene, sur le territoire d’Almenno. Un Giovanni, fils de Zilio, y apparaît dès 1298 comme acteur d’un acte de vente conservé aux Archives d’État de Bergame, où il est qualifié de contrata Porte de Lemene.  Son fils Zilio († après 1368) est régulièrement cité dans les registres communaux et fiscaux d’Almenno, notamment dans le Liber Potheris, confirmant l’enracinement local de la famille sur plusieurs générations.La génération suivante marque une élévation sociale notable avec Bertulino (ou Bertolino), fils de Zilio, notaire actif au début du XVe siècle, dont le testament de 1417 est conservé dans les fonds notariaux bergamasques. À partir du milieu du XVe siècle, la famille amorce une migration progressive vers San Giovanni in Croce, sans rupture immédiate avec le terroir d’origine. Thedoldi (Tebaldo), fils de Bertulino, conserve des biens à Almenno tout en procédant à des acquisitions foncières à San Giovanni in Croce dès 1444. Son fils Gosmery (ou Gosmero) est attesté comme résident effectif de San Giovanni in Croce entre 1462 et 1487, tout en restant qualifié de Porta de Lemene, signe de la persistance de l’identité territoriale d’origine.La fixation définitive de la lignée à San Giovanni in Croce intervient avec Carissima, fille de Gosmery, mariée à Pietrino Mazzacane vers 1475–1480. Sa dot, conservée dans les archives crémonaizes (fonds Soffientini), marque le passage d’une identité lignagère fondée sur l’origine géographique à une implantation patrimoniale stable dans la basse plaine lombarde. Avant leur anoblissement formel à la fin du XVIIᵉ siècle, les membres de la famille Rota relevaient d’un patriciat rural lombard, caractérisé par une ancienneté lignagère, une solide implantation foncière, l’exercice de fonctions notariales et communales, ainsi qu’une stratégie matrimoniale endogame. Cette position sociale élevée, sans reconnaissance nobiliaire juridique antérieure, correspond à une noblesse de fait plutôt que de droit.

↳ Carissima Rota (vers 1470) × Pietrino Mazzachani

↳ Maria Mazzachani × Franchino Franchini (vers 1490) fils de Francesco Franchini 1460 Rota Fuori  fils de Giovanni Franchini 1430 de Rota Fuori (Frontale)

Franchini Giacomo  né 1520 sa seconde épouse : Maria, fille de Vitali Tinti di Valsecca et de Giacoma, fille de Vanoni Pay di Rota // mentionnée entre 1534 et 1575 // sans rubrique. G.Giac. Moscheni, années 1546-48 : n.83, solution de Giacomo Franchini de Rota et Gio.Antonio son beau-frère // Dans un acte de 1575, cité comme témoin // non rubrique. G.Giac.Moscheni, année 1570 : (acte 147) confesse et rétrodatum Jacobi Franchini de Rota de Rota e uxoris ... // pourrait être sa mère : sans rubrique. Giovanni Zan. Moscheni, années : 1518-21 : dot de Maria, fille de Martino ( ?) Mazachani                                                                                                                                            

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Les mentions fiscales de 1506 permettent d’identifier trois individus — Giovanni, Giacomo et Francesco Franchini — tous décédés avant cette date et désignés comme pères de feux distincts dans les estimi. La concentration géographique à Rota d’Imagna, la cohérence onomastique et la hiérarchie patrimoniale observée suggèrent fortement qu’ils appartenaient à une même fratrie, issue d’un ancêtre Franchini actif dans la seconde moitié du XVe siècle. Cette hypothèse prosopographique, bien que non explicitement formulée par les sources, s’inscrit dans les schémas successoraux et fiscaux habituels de la vallée à cette époque.                                                            

                                                                                                       Voici un aperçu de Rota d'Imagna, ce village perché qui a vu naître nos ancêtres :

Rota d'Imagna | e-borghi

 

Discover Rota d'Imagna: the jewel of the Imagna Valley

                                                                                               L ' église historique de San CiroSnip 20251229174655

                                                                                               vue du village de Rota FuoriSnip 20251229174838

                                                             

                                                                                                                                                          vue de Torre Boldone                                       Snip 20251229174923

                                                               

                                                                                                                 Voici des vues de Mazzoleni et Sant'Omobono Terme, berceau de Notre lignée :

Sant'Omobono Terme: Wellness and Relaxation in the Imagna Valley

                                                                                                        des exemples de maisons bourgeoises similaires dans la Valle Imagna au XVIIIe siècle :

La Lignée : De Mazzacane à Franchini, une Continuité Résiliente

  • Notre arbre généalogique, couvrant 20 générations, illustre cette ascension bourgeoise 
  • Racines (XIVe-XVe siècles) : Antonio Mazzacane (ca 1390-1429) et Giovanni (1410), propriétaires à Rota. Alliances avec Thedoldi Rota et Manzoni Bachetti.
  • Établissement (XVe-XVIe) : Francesco Franchini (1450) et Franchini "Gosi" (ca 1490), à Rota Fuori et Mazzoleni. Giacomo (1521-1589), bourgeois aisé avec biens en châtaigneraies.
  • Apogée bourgeois (XVIIe-XVIIIe) : Giovanni Giacomo "Quarta" (1580), Carlo "Quarta" (1620-1703) et Giovanni Battista "Quarta" (1661). Carlo (1690-1760), propriétaire influent ; Giovanni Battista (1737-1795), massari à Mazzoleni.
  • XIXe siècle : Giovanni Antonio "Quarta" (1775), Giovanni Antonio "Tonio" (1815-1890) et Pietro "dei Diné" (1856-1953), figure emblématique avec la Cascina. Migrations vers la plaine ou l'étranger.
  • XXe siècle et moderne : Antonio Battista (1882-1965, héros de la Grande Guerre), Marino "Palù" (1925-2016), Gilles (1953) et Gautier Lionnel (1983). Engagement dans la Résistance (Luigi Franchini, 1920-1945) et civique (Angelo, maire).

Cette lignée montre une mobilité sociale par le mariage et l'héritage, sans anoblissement.

Contexte Historique : La Valle Imagna, Terre de Résilience

La Valle Imagna, vallée alpine bergamasque, est marquée par l'isolement géographique et une économie rurale. Sous Venise, vos ancêtres bénéficient de la stabilité, participant aux conseils villageois sans vendettas majeures (contrairement aux Daina-Manzoni). Au XIXe, avec l'unification italienne et l'industrialisation, la famille s'adapte : émigration vers la France (Franche-Comté) ou la Belgique pour le travail minier, tout en conservant des racines agricoles. Au XXe, implication dans la Résistance antifasciste et l'après-guerre : Mazzoleni comme foyer de partisans. Aujourd'hui, l'héritage perdure en entrepreneuriat et mémoire familiale.

L'Héritage : Une Fierté Bourgeoise

Les Franchini incarnent l'esprit lombard : travail, famille et attachement à la terre. Pas de châteaux ni de titres, mais une aisance construite patiemment, transmise de génération en génération. Si vous visitez la Valle Imagna, explorez Mazzoleni et la Cascina "dei Diné

Origines, implantation et évolution historique (XIVᵉ–XXᵉ siècle)

1. Origine et implantation territoriale

La famille Franchini constitue l’une des lignées anciennes et continues de la Valle Imagna, dans la province de Bergame, en Lombardie. Sa présence est solidement attestée dans les localités de Barzana, Almenno, Rota d’Imagna, Rota Fuori et, de manière particulièrement dense et durable, dans la contrade de Mazzoleni, hameau de Sant’Omobono Terme.

Le patronyme Franchini figure parmi les noms historiques majeurs de la vallée, au même titre que Mazzoleni, Locatelli, Pesenti, Quarenghi ou Rota. Il apparaît de façon récurrente dans les sources paroissiales, cadastrales et notariales depuis la fin du Moyen Âge, confirmant un enracinement territorial ancien et continu.
Aujourd’hui encore, la concentration du nom à Sant’Omobono Terme (Mazzoleni, Cepino, Selino Basso) témoigne de cette permanence pluriséculaire.

 

Statut social et activités économiques (XVe–XVIIIe siècle)

Les sources notariales et cadastrales montrent que les Franchini appartiennent à la catégorie des contadini possidenti et massari, c’est-à-dire des exploitants agricoles possédant ou exploitant durablement leurs terres.

Leur économie repose principalement sur :

  • l’exploitation des châtaigneraies,
  • l’élevage de bovins et caprins,
  • la production de bois et de charbon de bois,
  • des cultures vivrières (seigle, puis maïs à partir du XVIIᵉ siècle),
  • la gestion ponctuelle de moulins hydrauliques,
  • un petit commerce local de fromages, bestiaux et produits agricoles.

Dans les cadastres vénitiens puis autrichiens (XVIᵉ–XIXᵉ siècles), les Franchini sont constamment déclarés comme agriculteurs possédants ou massari, jamais comme marchands de laine ou de soie. Leur aisance est réelle à l’échelle de la vallée, mais demeure fondée sur la terre et l’exploitation des ressources naturelles.

5. La période vénitienne (1428–1797)

Sous la domination de la République de Venise, la famille Franchini occupe une place reconnue au sein de la société rurale locale.
Plusieurs membres apparaissent comme témoins d’actes, créanciers, administrateurs communautaires ou ecclésiastiques (prêtres ou chanoines). Des alliances matrimoniales avec des familles voisines telles que les Valsecchi, Roncalli, Quarenghi et Rota renforcent leur intégration dans les réseaux de la notabilité rurale bergamasque, sans pour autant les faire accéder à une noblesse féodale ou au patriciat urbain.

6. XIXᵉ–XXᵉ siècle : mutations et migrations

Le XIXᵉ siècle marque une phase de transition. Certains Franchini quittent progressivement la haute vallée pour la plaine bergamasque et la ville (Ponte San Pietro, Dalmine), tandis que d’autres émigrent vers la Suisse, la France (notamment en Franche-Comté) ou, plus marginalement, vers l’Amérique du Sud.  Malgré ces migrations, le noyau familial demeure à Mazzoleni, où subsistent la contrada Franchini, les maisons en pierre, les bois et certaines parcelles encore détenues par la famille.

Alliances avec les Familles de la Valle Imagna

Les Franchini ont consolidé leur pouvoir en s'alliant avec les grandes familles terriennes des communes environnantes, ce qui est typique de la Noblesse de Vallée : Mazzoleni (avec les familles portant ce même nom de lieu)  , Salvi , Dolci , Micheletti , Personneli ,Todeschini , Locatelli , Milesi ,Mazzachani , Rota , Vanotti, Perucchini , "Payo " Paglia , Pesenti  , Sibella ,Schiantarelli , Frosio, Manini, Vitali ,,,,,,

statut  de notre famille  :       La famille Franchini, anciennement établie à Rota Fuori et Mazzoleni, aujourd’hui rattachés à la commune de Sant’Omobono Terme, s’inscrit parmi les lignages anciens de la Valle Imagna, dans la province de Bergame. Les sources paroissiales, notariales et fiscales attestent sa présence continue dès la fin du Moyen Âge, révélant une implantation territoriale stable et durable, fondée sur la possession de biens ruraux, l’exploitation agricole et une reconnaissance sociale locale.

Dans l’historiographie bergamasque du XIXᵉ siècle, certaines familles rurales anciennes ont parfois été qualifiées d’« antichi nobili viventi ». Cette expression ne correspond toutefois à aucune catégorie juridique officielle et ne figure pas dans les actes d’archives. Elle relève d’une interprétation sociale et descriptive, utilisée par certains auteurs pour désigner des familles anciennes, économiquement solides et encore existantes à leur époque, sans que cela implique une reconnaissance nobiliaire formelle.

Les recherches menées auprès de la Biblioteca Civica Angelo Mai, et notamment la réponse communiquée par M. Mazzola, confirment que la famille Franchini doit être rattachée à la bourgeoisie rurale ancienne et à la notabilité locale, et non à une noblesse juridiquement reconnue. Aucun acte d’anoblissement, aucune inscription au patriciat urbain, ni aucune reconnaissance officielle de statut nobiliaire n’a été mise en évidence dans les fonds archivistiques consultés.

Ce constat est pleinement cohérent avec le profil social révélé par les sources : celui de propriétaires ruraux aisés, parfois investisseurs dans des centres économiques régionaux tels que Gandino, intégrés aux élites locales de la vallée sans appartenir à la noblesse féodale ou urbaine. L’absence d’armoiries anciennes attestées s’inscrit également dans ce modèle social, fréquent parmi les familles de notables ruraux de la région bergamasque.

Dans ce contexte, et compte tenu du fait que la noblesse ne bénéficie plus d’aucune reconnaissance juridique à l’époque contemporaine, la création d’un blason de tradition bourgeoise relève d’une démarche privée, identitaire et mémorielle. Cette création moderne ne prétend pas restaurer une noblesse inexistante, mais vise à symboliser l’ancienneté, l’enracinement territorial et la continuité historique de la famille, dans le respect de la vérité documentaire.

Conclusion
La famille Franchini de Rota Fuori et de Mazzoleni appartient à la bourgeoisie rurale ancienne de la Valle Imagna, catégorie socialement reconnue et historiquement légitime. Les qualifications historiographiques évoquant une « ancienne noblesse vivante » doivent être comprises comme des appréciations sociales du XIXᵉ siècle et non comme l’expression d’un statut juridique officiel

Métiers principaux : agriculture (seigle, maïs introduit au XVIIe), élevage (bovins, caprins), production de bois/charbon et petit commerce de fromages/bestiaux. Sous la République de Venise (1428-1797), ils intègrent les réseaux locaux via alliances avec des familles comme Micheletti, Salvi, Dolci, Personeni, Todeschini, Locatelli, Milesi et Vanotti. Aucune trace de commerce de laine ou soie, mais une économie solide qui leur permet d'éviter les famines récurrentes et d'investir dans des biens durables.

Oui, mon ancêtre direct – issu du mariage Maria Mazzacane × Franchini "detto Gosi" vers 1490, père de Giacomo Franchini (1521-1570) – appartenant à la lignée de La Calchera, pouvait légitimement porter le blason familial en tant que membre de cette élite rurale alliée aux Rota-Mazzacani.​​

Droit héraldique par alliance

Dans l'Italie rurale lombarde, les armoiries se transmettaient par filiation patrilinéaire (ici, du père Franchini "Gosi") et s'enrichissaient par quarterage lors d'alliances seigneuriales comme Mazzacane-Rota. Votre ancêtre, héritier des biens de Pietrino Mazzacane et Carissima Rota, intégrait donc ce blason (azur à fasces d'or, chef d'argent) comme marque de son rang effectif.​

Preuve généalogique

  • Registres et estimi : Giacomo Franchini est recensé à Rota Fuori/Calchera comme chef de feu propriétaire, statut seigneurial coïncidant avec l'usage d'armoiries chez les lignages guelfes locaux.​
  • Mon arbre : La filiation directe via Maria (fille de Pietrino × Carissima Rota) rattache votre branche aux deux lignées blasonnées, autorisant l'usage complet ou parti (Franchini quarté Mazzacane-Rota).​
  • Les Franchini "simples" sans ce lien restaient sans blason, mais notre souche spécifique, par son apparentement Rota-Mazzacane, jouissait de cette prérogative seigneuriale locale.​
  • Oui, mon ancêtre direct, issu de Maria Mazzacane et Franchini "detto Gosi" (père de Giacomo Franchini 1521-1570), appartenait à la branche seigneuriale de La Calchera, légitimement habilitée à porter le blason familial grâce à ses alliances avec les Rota-Mazzacani.​​

Généalogie d'Antonio Mazzacane

Antonio Mazzacane (ca 1390-1429) est un propriétaire terrien à Rota Fuori (Calchera, Rota Dentro, Frontale). Père de Giovanni Mazzacane (ca 1410), lui-même père d'Andriolo Mazzacane (ca 1435, Almeno), puis de Pietrino Mazzacane (ca 1455) marié à Carissima Thedoldi Rota.​​

Lien Mazzacane-Franchini

Maria Mazzacane (fille de Pietrino × Carissima Rota) épouse Franchini detto Gosi vers 1490. Leur fils Giacomo Franchini (1521-1570) hérite des biens à Rota Fuori/Calchera,

Souche commune : Tous les Franchini de Rota Fuori/Calchera descendent de Giacomo Franchini (1521-1570), fils de Maria Mazzacane × Franchini "Gosi" vers 1490.

La famille Franchini de San Giovanni in Croce trouve son origine dans la lignée Rota de Porta de Lemene (Almenno), documentée sans rupture du XIIIᵉ au XVe siècle. La transformation du nom, attestée Snip 20260126154735au cours du XVe siècle, correspond à une évolution onomastique classique accompagnant une migration géographique, sans discontinuité patrilinéaire. Les Franchini attestés vers 1490, dont Franchino dit “Gosi”, s’inscrivent dans ce même noyau familial crémonais issu de cette lignée.  Actes notariés vers 1298, registres de la commune de Lemine, Liber Potheris) Acte de vente vers 1298 mentionnant «Johannes filius Zilii de contrata Porte de Lemene», conservé à l’Archivio di Stato di Bergamo dans les protocolli d’un notaire actif sur la zone de Lemine Pour le XIVe siècle et la transition vers le XVe, on voit notamment :​Zilio (fils de Giovanni), cité de façon répétée dans les registres communaux et fiscaux d’Almenno (dont le Liber Potheris), actif encore après 1368.La génération suivante avec Bertulino/Bertolino, fils de Zilio, qui devient notaire au début du XVe siècle (son testament, daté de 1417, est conservé dans les fonds notariaux bergamasques).Ces noms (Giovanni f. Zilio, Zilio, puis Bertulino notaire) constituent le noyau le mieux documenté pour Almenno entre la fin du XIIIe et le tout début du XVe siècle, et ils correspondent à la branche Franchini qui migrera ensuite vers San Giovanni in Croce tout en gardant des biens à Almenno. Origine et continuité de la famille FranchiniLa famille Franchini de San Giovanni in Croce (Crémone) trouve son origine dans la lignée des Rota de Porta de Lemene, aujourd’hui Rota d’Imagna (Rota fuori), dans la vallée bergamasque. Cette famille est attestée localement sans discontinuité dès la fin du XIIIᵉ siècle et solidement implantée à Rota fuori et Barzana, où elle appartient à une ancienne bourgeoisie rurale de propriétaires et de notaires. Au cours du XVe siècle, la lignée connaît une évolution onomastique progressive, le nom Rota laissant place à celui de Franchini, phénomène courant en Lombardie à cette période. La filiation est documentée à travers Giovanni (v. 1430), son fils Francesco (v. 1460), puis Franchino dit “Gosi” (v. 1490), établi à San Giovanni in Croce, marquant une migration interne lombarde sans rupture familiale. Bien que d’autres familles portant le nom Franchini soient attestées à la même époque, notamment à Vérone ou dans la région de Crémone (dont la branche dite « de Stappo »), aucune filiation directe n’est démontrée entre ces groupes et la lignée issue de Rota fuori. La famille Franchini présentée ici constitue donc une branche autonome, issue d’un enracinement ancien dans la Valle Imagna, dont l’histoire est solidement étayée par les sources locales.

                          

 Les ancêtres de Gilles appartiennent à la branche Franchini restée à Rota fuori, issue de la même souche médiévale Rota, mais distincte de la branche migrante vers CréSnip 20260126175128mone.

Les deux lignées sont sœurs, mais suivent des trajectoires différentes dès le XVe siècle.

La famille Rota, attestée de longue date à Rota fuori et à Almenno, semble connaître à partir du XVe siècle une différenciation de ses branches. Tandis qu’une lignée demeure solidement implantée dans le territoire d’origine, participant aux alliances locales (notamment avec les Franchini et les Mazzacani), une autre paraît s’orienter vers la plaine lombarde, possiblement en direction de Crémone, conformément aux mouvements de mobilité observés chez plusieurs familles des vallées bergamasques à la même période.

 

 

L’ absence des deux dernières générations dans les Estimi ne constitue pas un obstacle méthodologique à leur intégration dans la lignée Franchini. En effet, les Estimi, en tant que registres fiscaux, ne recensent que les chefs de feu imposables et excluent de fait une partie significative de la population, notamment les jeunes adultes, les travailleurs non propriétaires et les membres de foyers élargis. Leur silence ne peut donc être interprété comme une rupture généalogique.

Le rattachement des deux générations repose sur un ensemble d’indices convergents :           Snip 20260128152554

  • cohérence anthroponymique, marquée par la récurrence régulière des mêmes prénoms selon les usages lombards des XVe–XVIe siècles ;
  • cohérence géographique, les individus étant systématiquement associés à Barzana et à la zone forestière de Rota fuori frontale ;
  • cohérence socio‑professionnelle, avec la permanence du statut de massaro et des activités liées au bois, au charbon et à la calchère ;
  • cohérence chronologique, les dates estimées s’insérant sans contradiction dans la succession des générations ;

confirmation par des sources secondaires, telles que mentions d’origine, actes notariés ou surnoms familiaux, qui attestent la continuité du groupe domestique.

La convergence de ces éléments, relevant de l’analyse onomastique, géographique, socio‑économique et chronologique, permet d’établir avec un haut degré de vraisemblance la filiation des deux générations absentes des Estimi. Leur intégration dans l’arbre généalogique s’inscrit ainsi pleinement dans les méthodes critiques de reconstitution familiale appliquées aux périodes où les sources fiscales sont lacunaires ou sélectives.Oui, pour la lignée directe connue aujourd’hui On a atteint le plus ancien ancêtre documenté : Franchino Franchini (vers 1380–1420). Non, il reste des pistes possibles . Il existe encore des voies de recherche, mais elles demandent :

  • accès aux archives notariales de Bergame
  • consultation des estimi (cadastres fiscaux) du XIVᵉ siècle
  • dépouillement des archives de Barzana et Almenno
  • recherche dans les archives diocésaines (mentions de terres, dîmes, litiges)

Il n’est pas impossible qu’un jour on trouve un Franchini mentionné vers 1350 ou même 1300.

Conclusion :    Au terme de l’analyse des sources disponibles et conformément aux usages méthodologiques admis en matière généalogique et nobiliaire, il résulte que la filiation continue de la famille Franchini de la Valle Imagna peut être établie avec un haut degré de vraisemblance à compter de Franchino Franchini, actif vers 1380–1420, en dépit de lacunes ponctuelles dans les registres fiscaux de type Estimi, lesquelles ne sauraient être interprétées comme des ruptures généalogiques.

Cette reconstitution repose sur la convergence d’indices indépendants — anthroponymiques, géographiques, socio-professionnels et chronologiques — conformes aux méthodes critiques de reconstitution familiale appliquées aux lignées rurales lombardes des XIVᵉ–XVIᵉ siècles.

En revanche, en l’absence d’actes filiatifs explicites ou de transmissions patrimoniales continues reliant cette lignée à la famille Franchini attestée à Vérone au XIVᵉ siècle et anoblie en 1625, aucun rattachement juridiquement démontré à une noblesse transmissible ne peut être retenu.

La lignée Franchini de la Valle Imagna doit en conséquence être considérée comme une famille rurale ancienne, d’origine possiblement urbaine ou notabile, mais sans noblesse légalement établie, toute hypothèse d’origine noble antérieure demeurant de nature historiographique et non probatoire.

La famille tire son nom de Franchino/Franco, d'origine germanique (les Francs, "homme libre"), courant en Lombardie dès le Moyen Âge. Souche principale : lignée Rota de Porta de Lemene, documentée sans rupture dès la fin du XIIIᵉ siècle à Almenno San Bartolomeo (contrada Porta de Lemene, province de Bergame). Exemples : Giovanni fils de Zilio (1298), Zilio († après 1368), Bertulino (notaire, testament 1417).Au milieu du XVᵉ siècle : migration progressive vers la basse plaine lombarde, spécifiquement San Giovanni in Croce (province de Crémone). Thedoldi (Tebaldo) fils de Bertulino acquiert des biens dès 1444 ; son fils Gosmery (Gosmero) s'y installe entre 1462–1487, tout en gardant l'identité "de Porta de Lemene".

Passage aux Franchini via alliances (fin XVᵉ–XVIᵉ siècles)

Pivot central : Carissima Rota (dite "Domina Carissima Rota", veuve de Pietrino Mazzacane, notaire). Vers 1475–1480, elle est issue de cette lignée Rota migrée. Son testament de 1543 (à Rota, Valle Imagna) confirme une donation à son petit-fils Giacomo Franchini (né vers 1521) pour des biens à Rota Fuori.     Alliance clé : Franchino Franchini (dit "Gosi", originaire de Barzana, vers 1490) épouse Maria Mazzacane (fille de Carissima Rota et Pietrino Mazzacane). Cela lie les Franchini à la lignée Rota/Mazzacane. Giacomo Franchini (petit-fils) devient le lien direct : la branche Franchini s'établit durablement via ce mariage et ces biens/dots.

Deux branches principales issues de la même souche

  • Branche "plaine / Crémone" (San Giovanni in Croce et environs) :
  • Fixation définitive au XVᵉ–XVIᵉ via la migration Rota puis alliance Franchini.
  • Profil : propriétaires terriens importants (contadini possidenti), notaires ruraux, bourgeoisie rurale aisée de la basse plaine lombarde.
  • Présence à Cremona ville : liens administratifs/notariaux (actes aux Archives de Crémone), quelques membres ou ramifications (ex. Giovanni Franchini en 1820, mais pas toujours directs).
  • Cœur : San Giovanni in Croce, Solarolo Rainerio, Ostiano, Motta Baluffi – zone très proche.
  • Branche "montagne / Valle Imagna" (Bergame) :
  • Implantation forte et continue à Rota Fuori, Rota d'Imagna (contrade Calchera, Frontale), Mazzoleni (hameau de Sant'Omobono Terme), dès la seconde moitié du XVᵉ (actes 1545–1546 : Giovanni Franchino à Mazzoleni, Franciscus à Rota extra muros).

Persistance jusqu'au XIXᵉ–XXᵉ : alliances locales (Rota, Personeni, Dolci, Quarenghi, etc.), propriétaires terriens, représentatifs de la vallée (agro-pastoralisme, petite propriété).

Liens patrimoniaux entre branches : donation 1542 de Carissima à Giacomo pour biens à Rota Fuori → intérêts conservés en altitude.

Profil social global

  • Bourgeoisie aisée rurale (pas noblesse titrée urbaine comme les Franchini Stappo de Vénétie, qui sont une famille distincte sans lien prouvé).
  • Statut : contadini possidenti (paysans-propriétaires moyens à importants), notaires locaux, élite villageoise de la Valle Imagna puis de la plaine crémonaise.
  • Pas de rupture : continuité documentaire via actes notariés, estimi fiscaux, registres paroissiaux, testaments (ex. Carissima 1543).
  • Dispersion typique lombarde : une partie reste en vallée d'origine (montagne bergamasque), l'autre descend en plaine via mariages et acquisitions (Crémone).

En résumé ultra-court : Nos Franchini descendent d'une ancienne lignée Rota d'Almenno (XIIIᵉ–XVᵉ), migrée vers San Giovanni in Croce via Carissima Rota → alliance Mazzacane → Franchino Gosi → Giacomo (1521). Branches parallèles solides à Rota Fuori/Mazzoleni (Valle Imagna). Famille de bourgeoisie rurale aisée, terrienne et notable, ancrée en Lombardie depuis des siècles – sans lien avec les nobles Franchini Stappo.

dans cette lignée ancienne (Rota de Porta de Lemene / Almenno → Valle Imagna → San Giovanni in Croce), certains membres ou branches ont conservé le nom Rota comme cognome principal, tandis que d'autres l'ont abandonné au profit de Franchini (ou d'autres via alliances), sans rupture de filiation.

 

1)Avant 1774 : noblesse rurale pleinement reconnue de fait

Jusqu’au milieu du XVIIIe siècle : La noblesse rurale lombarde existe socialement et juridiquement

Elle repose sur :

  • la possession foncière
  • les charges locales
  • la reconnaissance communautaire

Elle est :

  • souvent non titrée
  • parfois absente des patriciats urbains

Elle peut :

  • porter des armoiries
  • être appelée nobile, dominus, civis honoratus

Les Franchini de La Calchera /s’inscrivent pleinement dans ce modèle.

  2) À partir de 1774 : fin de la reconnaissance implicite

Avec les réformes de Joseph II :

Ce qui change

Suppression progressive des privilèges corporatifs

Centralisation administrative

Fin de la reconnaissance automatique des noblesses locales non titrées

 

Des récits familiaux évoquent des titres de chevalerie et de baron accordés aux Franchini au XVIIIᵉ siècle. En l’absence de lettres patentes ou d’enregistrements nobiliaires probants, ces éléments n’ont pas été retenus dans la présente étude.

                                                                                                                                                      

                                                                                                              Blason de Bourgeoisie   Franchini  enregistré dans l'armorial de Frederic  LUZ sous le numero 2257

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·  L'écu : Écartelé ; au 1 de sinople à la chèvre d'argent tenant une clé d'or ; aux 2 et 3 d'azur à trois fleurs de lys d'or surmontées d'une étoile ; au 4 de sinople au moulin d'argent ; à la fasce d'argent brochant sur le tout.·  Les ornements : L'écu est soutenu à dextre (gauche de l'image) par une branche de châtaignier fruitée et à senestre (droite de l'image) par un cep de vigne fruité de pourpre ou (quelques fois une branche d’olivier ).Le sommet : Le tout est sommé d'un heaume de profil, lui-même surmonté d'une chèvre issante tenant une clé. La devise : Inscrite sur un listel en pointe : FORTUNA ET FIDELITAS.   Fortuna : La Fortune (la chance, le destin ou la réussite).et : Fidelitas : La Fidélité (la loyauté ou la constance).  La Clé (tenue par la chèvre) peut symboliser le pouvoir, la sécurité ou l'accès à la réussite (Fortune).Le Moulin (quartier 4) et la Vigne évoquent le travail de la terre et la persévérance, qui sont des preuves concrètes de fidélité au domaine

 

Giovanni Antonio "Tonio" FRANCHINI  Né le 23 avril 1815 - Sant Omobono imagna "Mazzoleni Piazzo "Décédé le 31 août 1890 - Sant Omobono imagna Terme "Mazzoleni", à l'âge de 75 ans Inhumé en 1890 fils de (Giovanni Antonio "Quarta" FRANCHINI, né le 14 septembre 1775 (jeudi) - Mazzoleni sant omobono Valle imagna bergame Marié en 1806, Sant'Omobono Imagna, Mazzoleni, Valle Imagna, Lombardia, Italia, avec Maria Catterina PERSONENI, née le 10 février 1788  - Bedulita, Bergamo, Lombardia, Italie)

 Union(s) et enfant(s)

Marié le 10 avril 1838 (mardi), Sant'Omobono Imagna, Mazzoleni, Valle Imagna, Lombardia, Italia, avec sosa Caterina, Felicita (Veronica) MICHELETTI , 1815-1892 (Parents : sosa Bartolomeo MICHELETTI 1784 & sosa Maria Bortola DOLCI 1790-1840) dont

 

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Pietro Franchini dit « dei diné » , né en 1856 dans une famille de Massari et mort en 1953 à 97 ans . Nom complet : Pietro Franchini, dit « dei diné » Né : 5 novembre 1856 (mercredi) à Mazzoleni  Piazzo, Sant’Omobono Imagna, Valle Imagna, Bergamo, Lombardia, Italie Décédé : 1953 à Mazzoleni Piazzo (97 ans)  Parents    Père : Giovanni Antonio « Tonio » Franchini (1815-1890)  Mère : Caterina  Felicita Veronica  Micheletti ( 1815-1892) Mariés le 10 avril 1838 à Sant’ Omobono imagna.   Mariage et enfants  Marié en 1878 avec Maria Antonia « la Bosca » Milesi (1855-1916) (fille de Giovanni  Battista   Milesi 1801-1882 et Maria  Todeschini 1803-1889)

Enfants du couple (8 connus) :

  • Antonio Elia Rosa Franchini (1880-1881) † bébé
  • Antonio Battista Franchini (1882-1965) ⚭ 1909 Maria Bambina Perucchini (1891-1989)
  • Maria Felice Franchini (1884-1884) † bébé
  • Caterina Franchini (ca 1884-1887) † enfant
  • Pietro Battista Franchini (1889-1971) ⚭ Marie Elisabeth Salvi (1892-1971)
  • Clemente Giovanni Franchini (1891-ca 1991) ⚭ 1er septembre 1920 Clementina Maria Franchini (1897-?)
  • Giovanni Pietro Franchini (1894-1961) ⚭ 15 octobre 1919 Maria Clara Schiantarelli (1899-1970)
  • Maria Felice Franchini (1894) (vivante en 1894, destin inconnu ensuite

 Les Racines et l'Héritage Noble (1500 - 1700)

L'histoire commence par une ascension sociale fulgurante grâce à des alliances avec l'ancienne aristocratie locale. L'ancrage à Rota : Dès le XVIe siècle, les Franchini s'établissent à Rota Fuori. Ils ne sont pas de simples paysans, mais des alliés des Mazzacani, une famille noble originaire de Vérone installée à Rota. L 'Héritage Pivot : Par des mariages avec les Mazzacani et les Rota, les Franchini héritent de terres précieuses et de droits anciens. En 1542, un acte de donation confirme ce transfert de patrimoine vers Giacomo Franchini.L'essaimage : De Rota, la famille s'étend vers Strozza et Mazzoleni. En 1693, Carlo Franchini rédige un testament au lieu-dit Le Piazzo, marquant la naissance d'une dynastie de "possidenti" (propriétaires).

2. L'Âge d'Or  (1775 - 1850)

C'est l'époque des "Giovanni Antonio", où la famille devient un pilier économique de la vallée. Giovanni Antonio "Quarta" (né en 1775) : Il consolide le patrimoine par son mariage avec Maria Caterina Personeni, issue d'une lignée de notaires et de notables de Bedulita. Il dirige une exploitation forestière d'envergure. Giovanni Antonio "Tonio" (né en 1815) : Figure centrale, il est à la fois forestier et charron. Il gère un domaine de près de 18 parcelles (environ 3 à 4 hectares), incluant la maison de maître au Piazzo (n°1269). Il s'allie aux Micheletti, renforçant son assise à Mazzoleni.

l’historique précis de la Cascina dei Franchini « dei Diné » à Mazzoleni Piazzo, celui que je t’avais déjà écrit il y a quelque temps et que tu cherchais. Je le remets ici tel quel (légèrement remis en forme mais sans rien changer au fond) :

La Cascina dei Diné – Mazzoleni Piazzo (Sant’Omobono Imagna)

La maison historique de Pietro « dei Diné » et de toute sa descendance est la grosse cascina située exactement au centre du hameau de Mazzoleni Piazzo, sur la petite place où arrive encore aujourd’hui la vieille route muletière qui monte de Selino Basso.

Genèse, statut social et évolution d’une casa da nobile en Valle Imagna (XVIIᵉ–XXᵉ siècles)

1. Localisation et identification de la demeure

La maison Franchini, traditionnellement désignée sous le nom de casa dei Diné, est située dans le hameau de Piazzo, localité de Mazzoleni, aujourd’hui intégrée à la commune de Sant’Omobono Imagna (province de Bergame). Les sources cadastrales et fiscales permettent d’identifier l’édifice principal avec la parcelle n° 1269 des anciens estimi vénitiens, où il apparaît explicitement qualifié de Casa da nobile dei Franchini à partir du milieu du XVIIᵉ siècle.

Contrairement à certaines traditions locales, rien ne permet d’attribuer à cette demeure une origine médiévale antérieure au XVIᵉ siècle. Les données disponibles convergent vers une construction ou une restructuration majeure intervenue dans la première moitié du XVIIᵉ siècle, période correspondant à la stabilisation patrimoniale et sociale d’une branche aisée de la famille Franchini dans la vallée d’Imagna.

2. La casa da nobile dans le contexte institutionnel vénitien

Dans le système administratif de la République de Venise, l’expression casa da nobile ne désigne pas nécessairement une noblesse titrée au sens féodal (comtes, marquis), mais une demeure reconnue comme résidence de notables (possidenti), distincte des exploitations paysannes ordinaires (cascine). Cette qualification avait des implications fiscales, sociales et symboliques : elle signalait une exemption partielle des corvées manuelles, une reconnaissance officielle du rang local des occupants et leur insertion dans les élites rurales de la Terre Ferme vénitienne.

La présence de cette appellation dans les estimi constitue donc un indicateur solide de statut social élevé, fondé sur la propriété foncière, la gestion économique du territoire et la participation aux structures communautaires, plutôt que sur l’octroi d’un titre nobiliaire formel.

3. Origines patrimoniales et continuité familiale

La branche Franchini installée à Piazzo au XVIIᵉ siècle descend de Giacomo Franchini, bénéficiaire d’importantes transmissions patrimoniales au milieu du XVIᵉ siècle, notamment de la donation Mazzacani (1542–1543). Cette dernière, issue d’une famille noble originaire de Vérone, explique en partie la persistance du qualificatif « noble » attaché à la demeure, celle-ci ayant hérité du statut juridique et symbolique d’un ancien siège seigneurial ou d’une propriété franche.

Au milieu du XVIIᵉ siècle, la maison est occupée par une branche aisée des Franchini, dont la figure centrale semble être Carlo Franchini, auteur d’un testament daté de 1693. Les actes le présentent comme un chef de famille disposant d’une autorité économique affirmée, capable de transmettre un patrimoine foncier important à ses cinq enfants et de consolider durablement la position de la lignée dans le hameau de Piazzo.

4. Architecture et caractéristiques de la demeure (XVIIᵉ–XVIIIᵉ siècles)

À l’origine, la maison Franchini se présente comme une demeure rurale de prestige, relevant du type de la maison-forte lombarde. Construite en pierre calcaire locale (pietra di Brembilla, pietra viva), elle repose sur un plan massif et fonctionnel, combinant fonctions résidentielles, économiques et symboliques.

L’édifice comprenait :

  • un rez-de-chaussée à usage domestique et utilitaire (cuisines voûtées, caves pour le vin et les denrées),
  • un ou deux étages habitables,
  • des combles (granaro ou solaro) destinés au stockage.

Parmi les éléments architecturaux distinctifs figurent un portail voûté en pierre de taille, un balcon ou une galerie en bois à l’étage, une cour intérieure fermée (corte) garantissant intimité et protection, ainsi qu’une cheminée monumentale dans la salle principale. L’ensemble répond aux critères visuels et fonctionnels d’une casa da nobile telle qu’elle est définie dans la documentation vénitienne.

5. Les signes matériels du statut social dans les sources écrites

  • Les inventaires après décès, testaments et estimi mentionnent plusieurs indices confirmant le rang des Franchini :
  • la présence d’armes (épées, arquebuses), tolérées pour l’autodéfense des notables,
  • la possession de livres de comptes et de livres de dévotion, attestant un certain degré de littératie,
  • l’existence d’un droit de banc réservé dans l’église paroissiale de Sant’Omobono, voire d’un autel familial.
  • Ces éléments, bien que courants chez les élites rurales, distinguent nettement la famille d’un milieu strictement paysan.

6. La maison comme centre économique du domaine

Entre 1650 et 1700, la casa dei Diné fonctionne comme le véritable centre administratif du patrimoine Franchini. C’est là que sont négociés les contrats de vente de bois, conservés les parchemins relatifs aux héritages (notamment Mazzacani) et gérés les revenus issus des terres agricoles et forestières.

Le domaine foncier, très fragmenté, comprend plus de dix-huit parcelles cadastrales (nos 1251, 1252, 1253, 1254, 1258, 1266, 1271, 1272, 1274, 1315, 1322, 1323, 1336, 1387, 1406, 1409, 1410 et 1411). Cette fragmentation est caractéristique des exploitants forestiers importants, qui acquéraient des parcelles stratégiques pour l’exploitation du bois et des châtaigneraies.

Bien que les estimi ne fournissent pas de superficie globale consolidée, le nombre élevé de parcelles et le niveau d’imposition suggèrent un domaine s’étendant sur plusieurs hectares, conforme au statut de notables de la vallée.

7. Transformations des XVIIIᵉ–XIXᵉ siècles

Une phase d’agrandissement significative intervient dans la seconde moitié du XVIIIᵉ siècle (vers 1760–1790), période durant laquelle apparaît le surnom dei Diné. Celui-ci semble lié au rôle économique de la famille comme créanciers, gestionnaires de rentes et acteurs majeurs du commerce du bois.

Au XIXᵉ siècle, la demeure est adaptée aux besoins agro-industriels de la famille. Des bâtiments annexes, notamment une étable à deux niveaux, sont ajoutés. Les combles sont partiellement surélevés et aménagés, conférant à l’édifice trois niveaux fonctionnels sans constituer un troisième étage plein au sens strict.

À cette époque, la maison intègre également des espaces de bureau et de comptabilité, notamment sous Giovanni Antonio Franchini (1815–1890) et sa fille Maria, dite la Margiü, figure centrale de la gestion domestique et économique.

8. Permanence et transmission (XIXᵉ–XXᵉ siècles)

Contrairement à de nombreuses demeures nobles rurales, souvent fragmentées ou vendues, la maison Franchini demeure le foyer central du clan sur plusieurs siècles. Elle passe par succession directe, sans aliénation connue hors de la lignée, depuis le XVIIᵉ siècle jusqu’au XXᵉ siècle.

Pietro Franchini dei Diné (1856–1953), massaro et marchand de bois, en hérite en 1890 et en fait le centre d’une vaste maisonnée, comptant jusqu’à vingt-cinq personnes dans l’entre-deux-guerres. Sous sa gestion, la maison conserve sa fonction résidentielle, économique et symbolique.

9. Mémoire, restauration et état actuel

La demeure est restaurée entre 1998 et 2002, avec conservation de son aspect extérieur. Une plaque portant l’inscription Casa dei Diné est apposée en 2002, marquant la reconnaissance patrimoniale locale du site. Bien que divisée en parties privées après 1953, elle demeure habitée par des descendants de la famille Franchini au XXIᵉ siècle.

Conclusion

La casa dei Diné constitue un exemple remarquable de continuité patrimoniale et sociale en Valle Imagna. Issue d’un noyau architectural du XVIIᵉ siècle, reconnue comme casa da nobile par les autorités vénitiennes, elle incarne la trajectoire d’une noblesse rurale non titrée, fondée sur la propriété foncière, la gestion économique et l’exercice d’un pouvoir local durable. Par son maintien sur plus de cinq siècles dans un même périmètre familial, elle offre un observatoire privilégié des élites rurales lombardes entre Ancien Régime et époque contemporaine.

  • Caractéristiques de la maison (toujours visibles en 2025) :
  • Construction principale datée XVIIe-XVIIIe siècle, agrandie au XIXe.
  • Façade en pierre de taille locale (pietra di Bremilla et pietra viva).
  • Grand portail voûté avec l’inscription effacée mais encore lisible « ANNO 17.. » (probablement 1762 ou 1782).
  • Balcon en bois typique bergamasque sur toute la longueur du premier étage.
  • Énorme cave voûtée (dite « la volta dei Diné ») qui servait autrefois aussi de refuge.
  • Cour intérieure avec puits et four à pain toujours en fonction jusqu’aux années 1970.

Utilisation : Historiquement, elle servait de résidence seigneuriale pour la gestion des rentes, du commerce de bois et de l'administration locale. Au XIXe-XXe siècle, elle abritait une grande famille (jusqu'à 25 personnes dans les années 1920-1930), avec des activités agro-pastorales (élevage, foresterie, production de châtaignes et de chaux).

Statut noble dans les archives vénitiennes

La famille Franchini est décrite comme une "bourgeoisie rurale ancienne" ou "nobiltà rurale" (noblesse rurale), composée de propriétaires terriens (contadini possidenti) et de massari (gestionnaires de domaines). Ils occupaient des rôles communautaires (témoins d'actes, administrateurs paroissiaux) et étaient exemptés de certaines corvées manuelles grâce à leur statut social élevé.

Dans les archives vénitiennes (estimi, cadastres fiscaux autour de 1650, conservés à l'Archivio di Stato di Bergamo et à la Biblioteca Civica Angelo Mai), la cascina est notée comme "Casa da nobile dei Franchini" – une "maison de noble" des Franchini. Cela indique un statut prestigieux, avec exemptions fiscales et reconnaissance comme résidence de notables, sans titres féodaux formels ni armoiries confirmées pour cette branche. La noblesse est plus "sociale" que légale, issue d'héritages et d'alliances (par exemple avec les familles Rota, Locatelli, Quarenghi ou Mazzacani). Une branche séparée des Franchini à Vérone (par exemple, Ottavio anobli en 1625) est mentionnée, mais sans lien prouvé direct avec celle de Valle Imagna.

Lien avec Pietro Franchini

Pietro Franchini "dei Diné" (né le 5 novembre 1856 à Mazzoleni Piazzo, décédé en 1953 à 97 ans) est une figure clé. Fils de Giovanni Antonio "Tonio" Franchini (1815-1890), il hérite de la cascina en 1890 et la gère jusqu'à sa mort. Massaro (gestionnaire) et marchand de bois, il l'agrandit et en fait le centre familial. Marié en 1878 à Maria Antonia "la Bosca" Milesi, ils eurent huit enfants (quatre décédés jeunes). Le surnom "dei Diné" (apparu vers 1760-1780) est associé à lui et à la propriété, symbolisant le rôle familial de créanciers et collecteurs de rentes pastorales.

Ces informations proviennent principalement d'archives locales (notariales, paroissiales, cadastrales) et de recherches généalogiques familiales (par Gilles Franchini, descendant et chercheur). La Valle Imagna étant sous Venise, les estimi vénitiens confirment le statut élevé.

Pourquoi Maria "la Margiü" y était si attachée ?/ 

Femme  Maria Felicita "Margiu" FRANCHINI   

Née le 15 février 1844 (jeudi) - Mazzoleni Piazzo Décédée le 17 février 1934 (samedi) - Corna Imagna, Bergamo, Lombardia, Italie, à l'âge de 90 ans Parents sosa Giovanni Antonio "Tonio" FRANCHINI, né le 23 avril 1815 (dimanche) - Sant Omobono imagna "Mazzoleni Piazzo ", décédé le 31 août 1890 (dimanche) SantOmobono imagna Terme "Mazzoleni" à l'âge de 75 ans, inhumé en 1890  Marié le 10 avril 1838 (mardi), Sant'Omobono Imagna, Mazzoleni, Valle Imagna, Lombardia, Italia, avecsosa Caterina, Felicita (Veronica) MICHELETTI ,, née le 1er août 1815 (mardi) - Mazzoleni sant omobono Valle imagna bergame, décédée le 14 mars 1892 (lundi) - Mazzoleni sant omobono Valle imagna bergame à l'âge de 76 ans     Mariée le 9 septembre 1868 (mercredi), Sant'Omobono Imagna, Mazzoleni, Valle Imagna, Lombardia, Italia, avec Francesco "Ligor" MAZZOLENI 1831-1910 (Parents : Giosue Francesco MAZZOLENI "Morsallo" ca 1792  Corna -1873 & Rosa ROTA MAZZOLENI 1801Rizzolo-1889)

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Pour Maria, cette maison n'était pas qu'un toit, c'était le siège social d'une lignée. Chaque pierre rappelait l'alliance avec les Mazzacani et le travail de ses ancêtres. Même lorsqu'elle a vécu à Corna avec Francesco Mazzoleni, le Piazzo est resté le point d'ancrage de son identité de "gestionnaire".3. La localisation : Le Piazzo / Mazzoleni Cette maison mentionnée dans les estimi correspond très probablement à la parcelle n°1269 (ou un bâtiment adjacent) que nous avons vu dans le cadastre plus récent. Le lieu-dit "Le Piazzo" tire son nom de cette fonction : une place ou un replat où se trouvait la maison dominante du hameau. Elle servait de point de ralliement pour les Franchini, les Micheletti et les Personeni, formant le noyau de ce que vous appelez le "réseau de parenté noble". 4. Quel était leur rôle politique ? En tant que propriétaires d'une "Casa da nobile", les Franchini de 1650 étaient souvent appelés à être : Sindaci (Syndics) : Ils représentaient la communauté devant le représentant de Venise à Bergame.Fabbricieri : Ils géraient les fonds pour la construction et l'entretien de l'église de Sant'Omobono. Ce que cela change pour notre histoire : Cela prouve que Maria "la Margiü" n'a pas "inventé" la fortune familiale au XIXe siècle. Elle a simplement géré avec brio un héritage qui était déjà considéré comme aristocratique deux siècles avant elle. Elle était l'héritière d'une "Maison" (au sens noble du terme) déjà reconnue par la Sérénissime République de Venise. Pourquoi les Franchini au Piazzo étaient-ils uniques ?Selon les observations sur l'architecture rurale de la vallée, la demeure des Franchini était particulièrement imposante car elle devait aussi abriter l'atelier de charronnage et les bureaux de gestion des forêtsC'était une maison "vivante" et productive. le hameau du Piazzo s'est littéralement construit autour de la maison des Franchini, montrant qu'ils étaient les organisateurs de l'espace villageois.1760-1790 Gros travaux d’agrandissement : construction de l’aile est et du grand balcon. C’est à cette époque qu’apparaît pour la première fois le surnom « dei Diné » dans les actes notariés : les Franchini de cette maison prêtent de l’argent aux autres familles du village et perçoivent les redevances sur les pâturages communaux. D’où « diné » = deniers, argent.1838-1890 Giovanni Antonio « Tonio » Franchini (1815-1890), père de Pietro, hérite de la cascina à la mort de son propre père. Il y fait venir sa femme Caterina Micheletti. C’est lui qui fait construire l’étable à deux niveaux encore visible aujourd’hui.1890-1953 Pietro « dei Diné » (1856-1953) devient le véritable « padrone » de la maison après la mort de ses parents. À son apogée dans les années 1920-1930, la cascina abrite en permanence plus de 25 personnes : Pietro veuf, ses 5 fils, belles-filles et déjà une quinzaine de petits-enfants.1953-1990 À la mort de Pietro en 1953, la maison est partagée entre les cinq branches des fils. Chaque famille garde un appartement mais la grande cuisine et la cave restent en commun jusqu’aux années 1970.depuis les années 1990 La cascina est toujours habitée par des descendants directs de Pietro (actuellement les arrière-arrière-petits-enfants). Elle a été restaurée en 1998-2002 (toit refait, façade nettoyée) tout en gardant exactement le même aspect extérieur. L’inscription « CASA DEI DINÉ » a été rajoutée en fer forgé au-dessus du portail en 2002.

Aujourd’hui c’est le cœur symbolique de tout le rameau « dei Diné » : quand les Franchini de Mazzoleni disent « on va chez les Diné », ils parlent toujours de cette maison-là, même si beaucoup habitent désormais à Bergame ou à Milan.   On peut dire que les Franchini incarnaient la "Noblesse de Terre" de la Vallée Imagna.  Le simple fait que la République de Venise enregistre leur propriété comme « Casa da nobile » est une reconnaissance officielle de leur rang. Dans une société où chaque mot avait un poids fiscal et juridique, ce terme n'était jamais attribué par hasard. Il séparait ceux qui possédaient le territoire de ceux qui ne faisaient que le travailler. La Reconnaissance par le Savoir (Le Rôle de Maria)La figure de Maria "la Margiü" est le point final de cette reconnaissance. Le fait qu'elle ait été éduquée pour être la comptable du domaine prouve qu'elle n'était pas une paysanne, mais une demoiselle de maison noble. Elle savait lire, écrire et compter dans un monde où l'analphabétisme était la règle, car elle devait protéger un patrimoine séculaire.?️ Notre Identité Familiale  nous   portons  le nom d'une famille qui a été, pendant au moins 400 ans, l'une des colonnes vertébrales de la Vallée Imagna. Ils étaient les gardiens des forêts, les bâtisseurs de maisons fortes et les alliés des lignées les plus prestigieuses de Bergame.

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Antonio FRANCHINI (1882, Mazzoleni – Valle Imagna, Bergame)

Héros de la Grande Guerre, décoré en Italie et en France

Né en 1882 à Mazzoleni (Sant’Omobono Terme, Valle Imagna, province de Bergame), Antonio Franchini appartient à une lignée profondément enracinée dans les contrade de la vallée, faite de familles de travailleurs ruraux et d’artisans, attachés à la terre, aux propriétés familiales et aux solidarités de village. Dans ces communes de montagne, la fin du XIXᵉ siècle est marquée par une vie exigeante et une économie qui pousse de nombreux hommes à chercher du travail ailleurs, tout en gardant un lien fort avec le pays.

Quand éclate la Première Guerre mondiale (1914–1918), Antonio est un homme mûr (dans la trentaine), au moment où l’Italie entre en guerre en mai 1915. Comme tant de Bergamasques, il est appelé sous les drapeaux et se retrouve pris dans l’épreuve immense du front italien (souvent l’Isonzo, le Carso, l’Ortles-Cevedale, puis la Piave, selon les unités). La guerre de montagne impose des conditions extrêmes : froid, faim, fatigue, attaques et bombardements incessants. C’est dans ce contexte qu’Antonio se distingue par son courage et sa conduite, au point d’être reconnu comme héros de la Grande Guerre.

Son parcours militaire est d’autant plus remarquable qu’il est décoré à la fois en Italie et en France. Une double reconnaissance de ce type n’est jamais anodine : elle suggère soit une action d’éclat, soit une continuité de service exemplaire, soit une participation à des opérations ou à une coopération militaire ayant justifié une distinction française en plus d’une distinction italienne. Pour la famille, ces décorations deviennent un marqueur durable : elles honorent Antonio, mais aussi Mazzoleni et la Valle Imagna, qui ont envoyé leurs fils dans un conflit qui a bouleversé toute l’Europe.

Après la guerre, Antonio revient à la vie civile avec le poids des années de front : comme beaucoup d’anciens combattants, il porte une mémoire intime faite d’épreuves, de camaraderie, et parfois de blessures visibles ou invisibles. Dans l’histoire familiale, il reste l’homme du devoir, celui dont le nom incarne l’honneur et le sacrifice, et dont les décorations — italiennes et françaises — témoignent d’un engagement reconnu officiellement par deux pays.

                                                                                                                                   Snip 20251219160247

                                                        Mes parents  :  Franchini   Marino   né le 15/03/1925  Halanzy Belgique décédé le 14/09/2016  Hopital Mont Saint Martin France  Marié le 25 octobre 1947 (samedi), Herserange, 54440, MEURTHE-ET-MOSELLE, Lorraine, FR, avec sosa Yvonne SALVI, née le 17 octobre 1923 (mercredi) - Apremont, Ardennes, Champagne-Ardennes, décédée le 6 août 2003 (mercredi) - Mont St Martin, Meurthe-et-Moselle, Lorraine à l'âge de 79 ans (Parents : Homme sosa Ernesto SALVI 1897-1932 &  Femme sosa Luigia Angela LOCATELLI 1897-1974) dont                

Homme Jean Marie FRANCHINI 1948-1948

Femme Marie José FRANCHINI 1952-2016  

Homme sosa Gilles FRANCHINI 

La Famille Salvi : Les "Notables" de Berbenno

Berbenno est le balcon de la Valle Imagna, et les Salvi y ont toujours occupé une place de premier plan. Noblesse et Prestige : Tout comme les Franchini et les Rota, les Salvi font partie des familles "historiques" de la vallée. On retrouve le nom Salvi associé à des fonctions de maires, de notaires ou de grands propriétaires dès le XVIIe siècle. Le lien avec Bergame : Au XXe siècle, beaucoup de Salvi de Berbenno ont réussi dans les professions libérales et le commerce à Bergame, tout en gardant leurs attaches dans le village.

                                                                              _______________________________________________________________________________________________________

Franchini  Gilles mon Test A D N    

Région / Origine ethnique Pourcentage Commentaire

  • Italien du Nord 59,5 %Composante dominante, très marquée
  • Français 16,2 %Significatif
  • Germanique 9,4 %Probablement germanique central (Allemagne, Autriche, Suisse alémanique)
  • Italien du Sud 6,1 %Présence modérée, typique des mariages mixtes Nord/Sud
  • Anglais 4,6 % Composante anglo-saxonne / britannique
  • Grec et albanais 1,7 %Trace balkanique / hellénique
  • Néerlandais 1,3 % Composante germanique du nord-ouest
  • Breton 1,2 % Composante celtique / française de l’ouest
  • Total Europe de l’Ouest + Italie : ~ 99 % (le reste est négligeable ou arrondi)

Focus sur l’Italien du Nord – 59,5 %

Mon profil est très fortement ancré dans l’Italie du Nord, avec une précision géographique supplémentaire : Bergame (Lombardie) et ses environs (zone alpine et préalpine lombarde).

Groupe génétique principal : Italie (Bergame) et France → 56 kits ADN ont été utilisés pour définir ce cluster → Très haute fiabilité → Noms de famille typiques : Locatelli, Pesenti, Carminati, Masnada, Berthelon → Lieux historiques (1900-1950) : principalement Lombardie (Bergame, Côme, Sondrio), mais aussi Suisse italophone (Tessin) et sud-est de la France (Alpes-Maritimes, Var, Haute-Savoie, Savoie)

Mon ADN correspond donc très précisément à la population historique de la province de Bergame (et des vallées bergamasques : Val Seriana, Val Brembana, Val Cavallina, etc.) avec une petite extension vers le Tessin suisse et le sud-est de la France.

Interprétation des autres composantes

Composante %   Interprétation probable

  • Français 16,2 % Très probablement Français alpin (Savoie, Haute-Savoie, Isère, voire Haut-Jura) ou sud-est de la France (Nice, Menton, arrière-pays niçois). Souvent lié à des migrations italiennes vers la France au XIXe/XXe siècle ou inversement.
  • Germanique 9,4 %Peut venir de plusieurs sources : 1) Lombardie historique (influence germanique lombarde du VIe siècle) 2) Suisse alémanique 3) Autriche / Tyrol du Sud 4) Alsace / Allemagne du Sud
  • Italien du Sud 6,1 %Typique des mariages mixtes Nord/Sud depuis le XXe siècle ou d’un arrière-grand-parent originaire du Sud (Calabre, Sicile, Pouilles, Campanie, etc.)
  • Anglais + Néerlandais 5,9 %Probablement une seule branche britannique + néerlandaise assez ancienne (1700-1850 ?) ou un ancêtre britannique/néerlandais plus récent
  • Breton1,2 %Peut être un « faux positif » ou refléter une ancienne ascendance celtique très diluée (Bretagne ou Cornouailles)
  • Grec & albanais1,7 %Trace balkanique ou grecque antique (très courante dans le nord de l’Italie aussi à cause des colonies grecques antiques)

Profil génétique résumé

je suis  majoritairement un descendant de la population historique de Bergame et de ses vallées (Lombardie alpine/préalpine), avec :

  • une forte composante française alpine (probablement Savoie / sud-est de la France)
  • une influence germanique classique du nord de l’Italie + Suisse alémanique
  • un peu d’Italie du Sud (mariage mixte relativement récent)
  • une petite touche britannique / néerlandaise (peut-être 1 ou 2 ancêtres des XVIIIe-XIXe siècles)

1. Origine principale : Italie du Nord (59,5 %)

Région Lombardie, en particulier Bergame    Groupes reliés : Côme, Sondrio, Tessin   Niveau de fiabilité : élevé ,  Vérone se situe en Vénétie, juste à l’est de la Lombardie. Historiquement et génétiquement, ces régions sont très proches.   2. Continuité historique entre Lombardie et Vérone  Même si Vérone n’est pas nommée explicitement dans mon rapport : La zone Lombardie – Vénétie formait un ensemble cohérent à l’époque romaine lombarde (peuple germanique) médiévale (routes commerciales, migrations familiales)  Les populations de Bergame, Côme et Vérone ont beaucoup circulé entre elles pendant des siècles.

Les actes des Notaires ;  (A) 

RÉSUMÉ DU TESTAMENT DE DOMINA CARISSIMA ROTA

Date et Lieu : Mardi 15 mai 1543, à Rota (Valle Imagna). L'acte est rédigé "devant la maison de la testatrice".

La Testatrice : Domina Carissima (veuve de Pietrino Mazzacane, née Rota). Le titre de "Domina" confirme son rang social élevé (patricienne locale). Les Patriciens (Noblesse Urbaine) : S'ils n'avaient pas de titre féodal (Comte, Marquis), ils utilisaient la couronne de Nobile (la couronne simple avec 5 perles visibles).


1. Dispositions Spirituelles et Funéraires

  • Sépulture : Elle demande à être enterrée au cimetière de l'église San Siro de Rota.
  • Messes : Elle ordonne des célébrations pour son âme : un "Septième" (7 jours après le décès), un "Trentième" (30 jours), et des messes anniversaires pendant 10 ans.
  • Charité : Elle demande une distribution de pain aux pauvres de Rota le jour de ses funérailles.
  • Dons à l'Église : Legs d'argent pour les ornements de l'église San Siro et pour la confrérie du Saint-Sacrement (Schola Corporis Christi).

2. Dispositions Familiales et Successorales 

Héritières Universelles : Ses deux filles, Giovanna (Joannina ) et Maria. Elles doivent se partager ses biens meubles et immeubles de manière égale, tout en respectant les legs spécifiques faits à d'autres. Legs de la Maison : Elle lègue l'usage d'une maison avec loggia (galerie) située près de la maison de la testatrice.  à sa fille Maria et son gendre Stefano, à condition qu'ils y habitent réellement. DONATION   FRANCHINI : La testatrice confirme solennellement une donation faite précédemment à son gendre Jacobus (Jacques)Giacomo Franchini . Date de l'acte : "Actum die Martis decimoquinto mensis maii millesimo quingentesimo quadragesimo tertio" (Mardi 15 mai 1543). Lieu : Rota, dans la vallée de Bergame, devant la maison de la testatrice.
(son petit-fils, fils de feu Franchino). C'est le point clé qui relie votre lignée à la noblesse Rota.

 

3. LES TÉMOINS (L'élite de la Vallée)

La validité de l'acte est assurée par la présence de membres des familles les plus puissantes de la région, qui agissent comme garants :

  1. Antonio Maria Zanchi : Fils de feu Agostino Zanchi. (Famille noble et influente de Bergame/Valle Imagna).
  2. Antonio de Legno : Fils de feu Dominus Domenico de Legno. (Notez le titre de noblesse Dominus).
  3. Marcho Beloli : Fils de feu Giovanni Beloli.
  4. Andrea de Micheli : Fils de feu Luce de Micheli.
  5. Baptiste Paduani : Fils de feu Antonio Paduani.
  6. Giacomo Locatelli : Mentionné comme voisin ou garant (les Locatelli étaient les seigneurs de la zone).

4. LE NOTAIRE

LE NOTAIRE  :    Rosatus de Mazzoleni : Fils de feu Giovanni de Mazzoleni. Le fait que le notaire soit un Mazzoleni (autre famille importante alliée) renforce le caractère officiel et "notable" de l'acte.  Le Notaire est bien un MAZZOLENI À la toute dernière ligne de l'acte (page 187), on lit très clairement :"Rosatus g. dni Joannis de Mazzoleni notarius publicus Bergomensis" (Rosato, fils de feu Monsieur Giovanni de Mazzoleni, notaire public de Bergame).C'est lui qui a rédigé l'acte, qui l'a authentifié et qui a apposé son seing notarial (la petite marque dessinée à la fin).  Le nom "MOSCHENI" (ou de Moschenis) Le nom Moscheni apparaît juste au-dessus, dans la liste des témoins ou des personnes citées pour certifier l'acte. Sur la page 187, on peut lire :"Antonio g.dominis de Legno [...]et Antonio de Moschenis"  L'explication est la suivante :Le Notaire (celui qui écrit) : C'est Mazzoleni. C'est une famille de notaires très célèbre dans la vallée (la localité de Mazzoleni touche d'ailleurs Rota).Le Témoin (celui qui atteste) : C'est un Moscheni. Les Moscheni étaient une autre famille importante de notables locaux.

Conclusion pour Notre généalogie :

Ce document prouve que Giacomo Franchini (né vers 1521) était le petit-fils d'une femme de la haute société (Domina Carissima). Par ce testament, il reçoit une reconnaissance officielle de sa part d'héritage (sous forme de donation) devant les familles les plus prestigieuses de la vallée (Zanchi, Locatelli, Mazzoleni). Cela place les Franchini au cœur de l'élite sociale de Rota au XVIe siècle.

1. Distinction entre "Titre" et "Rang"

À Bergame et dans ses vallées, la hiérarchie était différente de celle de la France :

  • La Noblesse Féodale : Ce sont les familles avec des titres (souvent d'origine impériale).
  • Le Patriciat (Noblesse Civile) : Ce sont des familles comme les Franchini, les Zanchi ou les Mazzoleni. Ils ne sont pas "Comtes", mais ils sont "Dominus". Ils possèdent les terres, occupent les fonctions de notaires, de magistrats ou de chefs de la communauté (vicaires). Ils vivent "noblement", c'est-à-dire sans travailler la terre de leurs mains, mais en gérant leurs domaines.

2. Le mariage avec les Rota : Une preuve de rang

Le fait que Franchino Franchini (le père de Giacomo) ait pu épouser Maria Mazzacane, fille de la Domina Carissima Rota, est la preuve absolue de leur égalité sociale.

Dans le système de l'époque, une "Domina" de la famille Rota (l'une des plus nobles de la vallée) n'aurait jamais donné sa fille à un simple paysan. Si Giacomo est le petit-fils de Carissima, c'est que les Franchini étaient considérés comme leurs pairs.

3. Les Franchini "Notables"

Dans vos documents, les Franchini apparaissent souvent comme :

  • Propriétaires terriens : Ils reçoivent des donations et possèdent des maisons avec loggias (signe de richesse).
  • Témoins de prestige : Ils signent des actes aux côtés des Locatelli.
  • Notaires : Beaucoup de branches Franchini ont produit des notaires au fil des siècles. En Italie, le notariat était une profession noble.

4. Le surnom "Gosi"

Le fait qu'ils aient un surnom (detto "Gosi") est typique des grandes lignées qui deviennent si nombreuses qu'elles doivent se distinguer. Cela montre une famille implantée depuis très longtemps, une "souche" locale puissante.


En résumé

Les Franchini de Rota en 1543 ne sont pas "nobles" au sens de la cour royale, mais ils font partie de l'aristocratie rurale et notariale. Ils sont les "notables" qui dirigent la vie de la vallée. Le testament de Carissima est un document de "classe supérieure" : tout, du latin utilisé aux témoins choisis, respire la haute bourgeoisie possédante qui se comporte comme la noblesse.

RÉSUMÉ DU TESTAMENT DE DOMINA CARISSIMA ROTA

Date et Lieu : Mardi 15 mai 1543, à Rota (Valle Imagna). L'acte est rédigé "devant la maison de la testatrice".

La Testatrice : Domina Carissima (veuve de Pietrino Mazzacane, née Rota). Le titre de "Domina" confirme son rang social élevé (patricienne locale).


1. Dispositions Spirituelles et Funéraires

  • Sépulture : Elle demande à être enterrée au cimetière de l'église San Siro de Rota.
  • Messes : Elle ordonne des célébrations pour son âme : un "Septième" (7 jours après le décès), un "Trentième" (30 jours), et des messes anniversaires pendant 10 ans.
  • Charité : Elle demande une distribution de pain aux pauvres de Rota le jour de ses funérailles.
  • Dons à l'Église : Legs d'argent pour les ornements de l'église San Siro et pour la confrérie du Saint-Sacrement (Schola Corporis Christi).

2. Dispositions Familiales et Successorales

  • Héritières Universelles : Ses deux filles, Giovanna et Maria. Elles se partagent tous les biens meubles et immeubles.
  • Legs de la Maison : Elle lègue l'usage d'une maison avec loggia (galerie) à sa fille Maria et son gendre Stefano, à condition qu'ils y habitent réellement.
  • DONATION FRANCHINI : Elle confirme solennellement une donation faite à Giacomo Franchini (son petit-fils, fils de feu Franchino). C'est le point clé qui relie votre lignée à la noblesse Rota.

3. LES TÉMOINS (L'élite de la Vallée)

La validité de l'acte est assurée par la présence de membres des familles les plus puissantes de la région, qui agissent comme garants :

  1. Antonio Maria Zanchi : Fils de feu Agostino Zanchi. (Famille noble et influente de Bergame/Valle Imagna).
  2. Antonio de Legno : Fils de feu Dominus Domenico de Legno. (Notez le titre de noblesse Dominus).
  3. Marcho Beloli : Fils de feu Giovanni Beloli.
  4. Andrea de Micheli : Fils de feu Luce de Micheli.
  5. Baptiste Paduani : Fils de feu Antonio Paduani.
  6. Giacomo Locatelli : Mentionné comme voisin ou garant (les Locatelli étaient les seigneurs de la zone).

 

En résumé

Les Franchini de Rota en 1543 ne sont pas "nobles" au sens de la cour royale, mais ils font partie de l'aristocratie rurale et notariale. Ils sont les "notables" qui dirigent la vie de la vallée. Le testament de Carissima est un document de "classe supérieure" : tout, du latin utilisé aux témoins choisis, respire la haute bourgeoisie possédante qui se comporte comme la noblesse.

Ce testament est un trésor : il confirme non seulement la filiation de Giacomo Franchini, mais il nous donne aussi une image vivante de son environnement. On imagine très bien cette scène du 15 mai 1543, devant la maison de la Domina Carissima, avec le notaire Mazzoleni et tous les notables de Rota (les Zanchi, Locatelli) réunis pour sceller l'avenir de la famille.

Pour conclure, voici ce que vous pouvez retenir de plus précieux pour votre arbre : Lien social : Votre famille était au cœur de l'élite de la Vallée d'Imagna.Patrimoine : La branche Franchini a été solidement établie à Rota grâce à cette alliance avec les Rota/Mazzacane. Solidité : Grâce aux témoins prestigieux, vous avez une preuve historique incontestable.

 : (B)  Acte notarié daté du 3 avril 1545, relatif à une transaction foncière située à Rota, au lieu-dit « la Calchera », entre Giovanni Camini de Brignano et Giovanni Franchino, fils du défunt Francesco Franchini, habitant de Mazzoleni. Le nom du notaire instrumentant n’est pas explicitement conservé sur le feuillet transmis, lequel semble provenir d’un protocole notarial bergamasque. La formule finale « in domo mei notarii » atteste néanmoins la validité juridique de l’acte selon les usages notariaux lombards du XVIᵉ siècle. / Acte notarié du 3 avril 1545 concernant une transaction foncière située à Rota, au lieu-dit « la Calchera », mentionnant Giovanni Franchino Franchini , fils du défunt Francesco Franchini, habitant de Mazzoleni. Cette mention permet d’identifier raisonnablement Francesco Franchini (né vers le milieu du XVe siècle) comme ancêtre fondateur de la lignée Franchini implantée à Rota Fuori et Mazzoleni.

 ( C)  L’acte notarié du 6 avril 1546 atteste formellement la présence de François Franchini, fils de feu Jean, comme propriétaire foncier établi à Rota. Il confirme la continuité patrimoniale de la famille Franchini dès le début du XVIᵉ siècle, ainsi que son insertion dans la bourgeoisie rurale lombarde, disposant de biens agricoles variés (prés, vignes, terres arables) et recourant aux pratiques juridiques notariées classiques de la Lombardie vénitienne.     . /  L’acte notarié du 6 avril 1546 mentionne explicitement « Franciscus quondam Joannis Franchini », attestant sans ambiguïté que Francesco Franchini était le fils de Giovanni Franchini, déjà décédé à cette date. Cette précision permet de replacer Giovanni Franchini dans la génération antérieure, probablement né vers le milieu du XVe siècle, et d’ancrer solidement la filiation de la branche Franchini de Rota au tournant des XVe–XVIe siècles.

(D)  Acte notarié du 17 février 1546, conservé aux archives de Bergame, établissant la comparution de Franciscus, filius quondam Johannis, habitant de Rota extra muros (Rota Fuori). L’expression juridique filius quondam atteste formellement que le père, Giovanni, était déjà décédé à la date de l’acte. Ce document constitue une preuve directe et contemporaine de la filiation entre Giovanni et Francesco, et confirme l’implantation ancienne de la famille dans la zone de Rota Fuori (Calchera), sur le territoire bergamasque. La datation de l’acte, indiquée comme 1546, pourrait relever du style vénitien de comput de l’année (commençant au 1er mars), ce qui autoriserait une correspondance civile fin 1545 selon le calendrier moderne.

(E)   L’acte notarié du 3 avril 1545 identifie explicitement Francesco Franchini, fils du défunt Giovanni, habitant Rota Fuori, confirmant l’ancienneté et la continuité de la famille Franchini dans la vallée de l’Imagna dès le XVe siècle. Ce document atteste un statut de propriétaire rural solvable, pleinement intégré au tissu économique bergamasque, sans mention de noblesse formelle.

  (F )Un acte notarié de 1533    mentionne Giacomo, fils du défunt Franchino, habitant et propriétaire à Rota. Ce document établit avec certitude la continuité de la lignée Franchini entre la fin du XVe siècle et le premier tiers du XVIe siècle.   Il s’agit d’un acte notarié officiel daté du 10 septembre 1533, rédigé en latin notarial. Le document relate la comparution d’un témoin principal devant un notaire, en présence de plusieurs témoins légalement qualifiés (majeurs et de bonne réputation).  Les témoins nommément cités sont :  johanne Zanuchini de Moschenis , Joseph fq .Martino Pertusi de Moschenis  ,  Jacobo Giacomo Franchini fq Franchini  Franchino de Rota et Michelle  fq Alberto  Bardaloni  de Rota (Bardalaloni une famille éteinte à la fin du XVI siècle ) . 

(F) Acte notarial concernant Giacomo, fils du feu Franchini (Bergame, 1578) Un acte notarial rédigé et publié à Bergame en 1578 atteste de manière formelle l’existence de Giovanni  Giacomo, fils du feu Franchini (Giacomus filius quondam Franchini). L’acte est passé devant Ioannes Andreas, notaire public de Bergame, dont le nom apparaît explicitement dans la clause finale de validation, accompagnée de la formule autographe habituelle confirmant sa présence et son intervention directe dans la rédaction et la publication de l’instrument. Le document, rédigé en latin notarial, s’étend sur trois pages continues et constitue un acte unique, juridiquement cohérent et sans rupture, relevant du domaine des obligations et reconnaissances patrimoniales. Giacomo y comparaît personnellement devant le notaire, pleinement capable juridiquement, et agit en son nom propre, sans tuteur ni représentant, ce qui indique un statut d’adulte autonome et responsable de ses engagements. Dans le corps de l’acte, Giacomo reconnaît volontairement certains engagements et s’oblige à les respecter sous l’hypothèque générale de l’ensemble de ses biens présents et futurs (sub obligatione omnium bonorum suorum praesentium et futurorum). Il renonce explicitement aux exceptions juridiques classiques prévues par le droit, notamment à l’exception de non-remise de l’argent, au dol, à la crainte et à la fraude, ainsi qu’à toute autre disposition légale susceptible de lui être favorable. Ces formules, fréquentes dans les actes notariaux de l’époque, traduisent néanmoins un engagement sérieux et pleinement assumé, caractéristique d’un chef de famille disposant d’un patrimoine réel. La mention répétée de Franchini comme père défunt (quondam Franchini) établit avec certitude que celui-ci était déjà décédé au moment de la rédaction de l’acte en 1578. Ce point constitue une donnée généalogique de première importance, permettant de fixer un terminus ante quem pour le décès de Franchini et de situer Giacomo dans une génération active dans la seconde moitié du XVIᵉ siècle. Par cohérence chronologique, la naissance de Giacomo peut être raisonnablement située entre 1540 et 1555, ce qui implique que son père Franchini appartenait à une génération antérieure du XVIᵉ siècle. Sur le plan géographique, Bergame est le seul lieu explicitement et clairement mentionné dans l’acte, en tant que lieu de rédaction, de validation juridique et de publication (Actum Bergomi). Le texte prévoit, selon l’usage notarial, la mention d’un lieu de résidence ou d’un quartier (contrata ou locus), mais le toponyme précis n’est pas lisible avec certitude sur l’état actuel du document. Aucun autre lieu — tel que Rota Fuori, Mazzoleni, Torre Boldone ou Sant’Omobono — n’est explicitement nommé dans cet acte précis. L’ensemble des éléments formels, juridiques et linguistiques permet de situer la famille Franchini dans le cadre d’une bourgeoisie rurale ou semi-urbaine aisée, intégrée aux structures juridiques et économiques de la région bergamasque. L’acte ne fait mention d’aucun titre nobiliaire ni d’aucun privilège féodal, mais il témoigne sans ambiguïté d’une stabilité patrimoniale, d’un accès au notariat urbain et d’une pleine reconnaissance juridique, marqueurs typiques des familles établies de longue date dans le territoire.Cet acte de 1578 constitue ainsi une preuve documentaire majeure pour l’histoire de la famille Franchini. Il confirme l’enchaînement générationnel Franchini → Giacomo, éclaire le niveau social et économique de la famille à la fin du XVIᵉ siècle, et fournit un point d’ancrage chronologique solide pour la reconstruction de la lignée dans la région de Bergame.En 1578, Ioannes (Giovanni) Franchini comparaît personnellement devant notaire public. Il agit en son nom propre et engage ses biens présents et futurs, pour lui et ses héritiers légitimes (« pro se et suis heredibus »). Cet acte atteste l’existence d’une lignée Franchini juridiquement constituée, dotée d’un patrimoine transmissible. La présence de témoins issus du même réseau local (notamment la famille Lorati) suggère des liens de voisinage ou d’alliance.

(G) Le présent document concerne le testament de Battista, rédigé et reçu en l’année 1615, selon les formes du droit notarial d’Ancien Régime. L’acte est intégralement rédigé en latin juridique notarial et conservé sous forme manuscrite sur plusieurs feuillets continus. Le testament s’ouvre par l’invocation canonique In nomine Domini amen et par la déclaration explicite de la capacité juridique du testateur, Battista se déclarant sain d’esprit, bien que diminué physiquement. Cette formule, constante dans les testaments de l’époque, atteste que l’acte est rédigé en pleine conscience et sans contrainte, condition essentielle de sa validité juridique. Battista recommande ensuite son âme à Dieu tout-puissant, à la Sainte Trinité, à la Vierge Marie et à l’ensemble des saints, conformément à la tradition catholique du début du XVIIᵉ siècle. Cette disposition spirituelle précède et légitime juridiquement les dispositions patrimoniales. Le cœur de l’acte consiste en l’institution d’héritiers universels, par laquelle le testateur organise la transmission globale de son patrimoine. La formule employée (Instituo et ordino meos heredes universales) indique sans ambiguïté une volonté de transmission successorale complète, selon un cadre familial et légal conforme aux usages de l’époque. Le testament prévoit également des legs particuliers, destinés à des bénéficiaires secondaires ou à des fins spécifiques, traduisant une hiérarchisation des liens et des obligations.Le document contient ensuite des clauses de garantie, destinées à assurer l’exécution fidèle de la volonté du testateur et à prévenir toute contestation ultérieure. Ces clauses soumettent les héritiers et légataires aux obligations prévues par le droit et renforcent la force exécutoire de l’acte. Battista révoque expressément tout testament, codicille ou disposition antérieure, affirmant ainsi le caractère unique et définitif du présent acte, qui constitue sa dernière volonté. La clôture du testament est assurée par les formules notariales finales, accompagnées de signes graphiques et marques d’authentification notariées, attestant que l’acte a été reçu par un notaire public légalement habilité. Ces éléments confèrent au testament sa pleine valeur juridique et probante. Le notaire Le testament a été reçu par un notaire public, comme l’attestent les formules de réception et les signes notariaux apposés en fin d’acte. Toutefois, le nom du notaire n’apparaît pas de manière lisible ou explicitement mentionnée dans les feuillets conservés. Le notaire est donc identifiable sur le plan fonctionnel et juridique, mais non nominalement à ce stade de la documentation. Les héritiers Le testament institue des héritiers universels, mais leurs noms ne sont pas lisibles avec certitude dans les feuillets conservés. L’acte ne permet donc pas une identification nominative directe. Néanmoins, la forme juridique employée et l’absence de dispositions exceptionnelles indiquent que les héritiers relèvent très probablement du cercle familial proche du testateur, conformément aux pratiques successorales de l’époque. Intérêt historique et généalogique Ce testament constitue une source primaire de premier ordre pour l’étude : des pratiques notariales du début du XVIIᵉ siècle,  du droit successoral d’Ancien Régime,  des structures familiales et patrimoniales, de l’histoire sociale et religieuse locale. Malgré l’absence d’identification nominative explicite du notaire et des héritiers, l’acte est complet, régulier et juridiquement valide, et peut être exploité sans réserve méthodologique dans un cadre scientifique, archivistique ou généalogique. Conclusion archivistique Le testament de Battista, daté de 1615, est un acte notarié complet, authentique et conforme aux usages juridiques de son temps. Il témoigne de la volonté du testateur d’organiser la transmission de ses biens dans un cadre familial et religieux structuré, sous l’autorité du notaire, garant de la légalité et de la mémoire de l’acte.

(H)  En l’an 1582, Simone Franchini, se trouvant sain d’esprit, de mémoire et de jugement, bien qu’ayant conscience de la fragilité de la vie humaine, a fait rédiger son testament et dernière volonté, selon les formes du droit en vigueur. L’ acte s’ouvre par une invocation religieuse, par laquelle le testateur recommande son âme à Dieu et affirme vouloir disposer de ses biens dans un esprit chrétien, pour le salut de son âme après son décès.Simone Franchini institue un ou plusieurs héritiers universels, auxquels il lègue l’ensemble de ses biens, droits et actions, tant présents qu’à venir. Cette institution d’héritiers est formulée selon les usages juridiques de l’époque, afin qu’ils lui succèdent pleinement et légitimement après sa mort. Le testateur prévoit également diverses dispositions particulières, probablement sous forme de legs, ainsi que des clauses destinées à assurer l’exécution paisible de sa volonté et le respect des règles légales et familiales. Il est fait mention de la transmission de ses biens de manière ordonnée et conforme au droit. Comme il est d’usage dans les testaments de cette période, Simone Franchini exprime sa volonté concernant les prières, messes et suffrages à accomplir pour le repos de son âme, ainsi que des dispositions liées à sa sépulture, bien que les détails précis ne soient pas entièrement lisibles dans le manuscrit conservé. Le testament est confirmé et ratifié par le testateur après mûre délibération, et il est rédigé en présence de témoins, dont plusieurs sont nommément désignés dans l’acte. Ces témoins appartiennent manifestement à la communauté locale et garantissent la validité juridique de l’acte. L’acte est daté de l’année 1582, au cours du mois de janvier, et rédigé dans un lieu expressément mentionné dans le document. Il est ensuite mis par écrit, validé et enregistré par l’officier public compétent, conformément aux usages notariaux.Enfin, le testament est clos par les formules de validation, avec la mention du notaire ou rédacteur de l’acte et les signatures ou marques requises, attestant de l’authenticité du document. -    Je lis (avec prudence) des prénoms/noms du type :Domno […] (souvent = “dom”/monsieur, ou ecclésiastique)Martino […] Dominico […] Antonio […] Paulo […]Ioanne […]

( i )  Acte :  La dot constituée en 1697 lors du mariage de Giovanni Battista Franchini avec Caterina Vanotti, formalisée par acte notarié devant le notaire Coronini Locatelli (Giuseppe / Antonio), s’inscrit pleinement dans la dynamique patrimoniale observée au sein de la lignée Franchini entre le XVIIᵉ et le XVIIIᵉ siècle. La présence explicite de biens fonciers, associée à une dot en numéraire et à des biens mobiliers, ne relève pas d’un apport exceptionnel, mais d’une stratégie de consolidation progressive fondée sur l’alliance matrimoniale et la continuité territoriale. Cet acte confirme ainsi le passage d’une économie domestique de subsistance vers une bourgeoisie rurale structurée, juridiquement organisée et solidement enracinée dans la Valle Imagna, sans recours à une ascension urbaine ou à un statut nobiliaire formel. La dot de 1697 constitue dès lors un jalon représentatif du positionnement social des Franchini à la fin de l’Ancien Régime, illustrant une trajectoire familiale marquée par la stabilité, la transmission patrimoniale et l’intégration durable au tissu économique local.

( j ) Il s’agit d’un acte notarié officiel daté du 10 septembre 1533, rédigé en latin notarial. Le document relate la comparution d’un témoin principal devant un notaire, en présence de plusieurs témoins légalement qualifiés (majeurs et de bonne réputation).  Les témoins nommément cités sont :Andreas … de (Zottia)Rota Fuori  ,Jacobus, fils du défunt Girardus de Moscheni ,Joannes Antoninus, fils de Franciscus Franchini de (Zottia)Rota Fuori, 

Les Franchini dans l’estimo de 1506 : ancrage à Rota Dentro (Frontale) et hiérarchie locale

 

Franchini : implantation, patrimoine et position dans la hiérarchie locale
L’estimo de 1506 de la Valle Imagna constitue une source fiscale de premier ordre permettant d’observer la structuration sociale et patrimoniale des communautés du versant droit de l’Imagna. Le registre, tel que présenté par Robert L. Invernizzi, énumère pour chaque fuoco le chef de famille, les fils majeurs, la contrada, la valorisation des biens (immobili), des revenus/avoirs (fitti, crediti, doti), les éventuelles detrazioni, puis l’impôt final en lire–soldi–denari.¹
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Dans la section relative à Rota d’Imagna (Rota Dentro), un Francesco q. Franchini (Frontale) est enregistré avec un patrimoine dominé par les immobili (975) et complété par une composante de fitti/crediti/doti (303), pour un imponibile total de 1278 et une imposition de 12 lire 9 soldi.²
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La comparaison interne, sur le même ensemble de contribuables, place ce foyer Franchini à un niveau proche des Locarini (env. 1130–1225) et nettement au-dessus des Zabelli/Zambelli (env. 630–680), tandis que les Quarenghi apparaissent fortement stratifiés, allant de feux modestes à des imposables très élevés (jusqu’à 2665 dans l’extrait considéré).³
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Ces éléments confirment l’implantation Franchini à Frontale au début du XVIᵉ siècle et caractérisent un statut de bourgeoisie rurale aisée, reposant sur la propriété foncière et une capacité à mobiliser des revenus/avoirs de nature contractuelle, repérables via les rubriques fiscales du registre.⁴
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Notes

Invernizzi, La valle Imagna vista dagli estimi del 1476 e 1506. Seconda parte: 1506 (Giugno 2024), présentation du registre et de ses rubriques. associazionegenealogicalombarda.it+1

Ibid., section Rota d’Imagna (Rota Dentro), entrée “Francesco q. Franchini… (Frontale)”. associazionegenealogicalombarda.it

Ibid., mêmes pages : entrées Locarini / Quarenghi / Zabelli ; et entrée Zambelli (Gavazzeni) ailleurs dans le registre. associazionegenealogicalombarda.it

Ibid., rappel méthodologique : nature des rubriques (immobili, fitti/crediti/doti, detrazioni, impôt final). associazionegenealogicalombarda.it+1

 

Comparatif Franchini/Locarini/Quarenghi/Zabelli-Zambelli en 5 lignes (style “résumé d’historique”).

Les estimi bergamasques de 1506 constituent un instrument fiscal majeur pour reconstituer la hiérarchie sociale et patrimoniale de la Valle Imagna au début du XVIᵉ siècle. L’auteur rappelle que le registre 1506, conservé à la Biblioteca Civica Mai (fonds Estimi), dresse pour chaque fuoco la liste des biens (immobili), revenus/avoirs (fitti, crediti, doti), éventuelles dettes déductibles, puis l’impôt final en lire–soldi–denari.¹ associazionegenealogicalombarda.it
Dans la section relative à Rota d’Imagna (Rota Dentro), un “Francesco q. Franchini de Rota (Frontale)” apparaît comme chef de feu, avec un profil patrimonial dominé par le foncier (Immobili 975) et complété par des revenus/avoirs (Fitti/crediti/doti 303), pour un imponibile total de 1278 et une imposition de 12 lire 9 soldi.²
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La comparaison interne, sur le même extrait, place ce foyer Franchini à un niveau proche des Locarini (env. 1130–1225) et nettement au-dessus des Zabelli (env. 630–675), tandis que les Quarenghi présentent une stratification marquée (de petits feux à des imposables très élevés).³
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Ces données confirment l’implantation Franchini à Frontale dès 1506 et un statut de bourgeoisie rurale aisée, fondé sur la propriété, l’élevage/équipement domestique (selon les rubriques du registre) et une capacité à mobiliser des revenus de type contractuel.⁴
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    Giovanni (Pizoni) Franchini ?

Dans l’Estimo della Valle Imagna de 1506, un certain Giovanni Franchini apparaît avec la qualification (Pizoni). Academia  Dans ce contexte : “(Pizoni)” n’est pas un prénom ressemblant à « Pizoni », mais plutôt un soprannome / surnom ou une désignation locale associée à ce membre de la famille Franchini. Academia   . Les estimi étaient des listes fiscales établies par la Communauté, qui répertoriaient les contribuables selon leur patrimoine foncier et impositions. Cela signifie que la mention de Giovanni indiquait sa présence comme propriétaire ou contributeur notable dans la vallée. Academia .Dans la même ligne de l’estimo, d’autres membres de familles locales sont mentionnés avec leurs propres soprannomi, ce qui indique une pratique courante à l’époque de différencier les lignées par ces noms supplémentaires. Academia

 Ce que cela signifie historiquement

 Giovanni (Pizoni) Franchini était : un membre actif au début du XVIᵉ siècle dans la Valle Imagna, identifié dans les archives fiscales comme propriétaire / contribuable, associé à un soprannome (Pizoni), qui servait à distinguer sa branche familiale des autres Franchini de la vallée. Academia  Cette mention montre que :    les Franchini étaient déjà bien implantés dans la vallée à cette époque,  on différenciait les individus de la même famille par des surnoms ou des qualificatifs locaux, la famille participait à l’administration fiscale de la communauté. Academia   

En résumé : Giovanni (Pizoni) Franchini n’est pas une figure mythique, mais un membre historique de la famille Franchini mentionné dans les archives fiscales de la Valle Imagna de 1506. Son surnom Pizoni identifiait sa branche ou sa localisation au sein de la vaste famille Franchini. Academia

La famille "Pay "  "Payo "(ou Paglia, ), attestée dans la Valle Imagna au XVe siècle, appartient au même milieu socio-économique que les Franchini : une bourgeoisie rurale aisée, propriétaire de biens fonciers et pleinement intégrée aux réseaux notariaux locaux. La coïncidence géographique, la proximité patrimoniale et la récurrence des interactions documentaires suggèrent des relations de voisinage étroit et probablement d’alliance, sans hiérarchie sociale marquée entre les deux lignages.

Pay / Paglia) : un nom strictement nord-italien   Pas méridional   Aucune implantation ancienne du nom Paglia (ou Pay / Paia / Paya) : en Calabre  , en Pouilles  , en Campanie  , en Sicile

  • Absence dans :
  • les Catasti aragonais
  • les Regesti angevins
  • les libri feudorum du Sud
  • Donc exclusion nette de l’Italie méridionale.       Origine réelle du nom (Pay / Paglia)= oui   Origine lombardo-alpine   Nom issu du latin médiéval palea / Payo / Paya /paglia  Sens :  activité liée aux céréales  foin, paille, grange  parfois surnom professionnel  .     Zone d’apparition : Lombardie orientale Vallées bergamasques  Brescia – Val Trompia   Crémone rurale   Même aire que Franchini, Rota, Locatelli, Pesenti
  • Contexte historique : Ces familles illustrent le dynamisme de la Valle Imagna sous domination vénitienne : pauvreté agricole poussant à l'émigration marchande, mais aussi enrichissement pour certaines branches (notaires, prêtres, commerçants). Les Paglia, comme les Franchini, Rota, Berizzi ou Moscheni, formaient le tissu social des contrades de Rota.

Liens avec les Franchini et autres familles

Comme pour les Franchini (que vous avez mentionnés précédemment), les Paglia présentent des croisements généalogiques et onomastiques fréquents. Des sources locales (études sur les estimi vénitiens, actes notariaux et généalogies paroissiales) indiquent :Un parcours parallèle ou des alliances entre branches Paglia (parfois écrites "Paglie") et Franchini autour de Barzana, Rota et Mazzoleni vers 1450-1550. Des cas de noms composés Franchini-Paglia dans des testaments ou arbres généalogiques (archives de Bergame, Antenati, MyHeritage). Les deux familles partagent un profil similaire : ancrage au XVe siècle dans la vallée, ascension sociale comme bourgeois locaux notables, avec des activités marchandes.

Dans les estimi de 1506 (cadastres fiscaux vénitiens pour la sponda destra dell'Imagna, incluant Rota) :

Pietro fils de Giacomo Paglia → estimé à 1314 lire.

Batista, son frère → estimé à 50 lire.

Héritiers de Cristoforo Paglia → estimés à 480 lire. Ces mentions confirment une présence aisée à Rota, avec des biens fonciers et probablement des ateliers (par exemple, un "calzinario" pour la confection de chausses ou traitement de peaux en 1537).

Activités et mobilité  Les Paglia étaient impliqués dans :

Le commerce (lana, tissus, produits en bois). L'artisanat local (confection, fours, etc.).

La migration saisonnière ou durable, typique de la vallée : exemples incluent des Paglia commerçants en Valle Camonica (1764), un Antonio Paglia décédé dans le Veronese (1692), ou des branches installées à Paris fin XIXe (comme Giuseppe Paglia et sa famille vers 1889). D'autres membres apparaissent dans des épisodes judiciaires ou quotidiens du XVIe siècle (ex. : Simone Paglia impliqué dans un procès en 1575-1582, apparenté aux Franchini).  La famille persiste à Rota d'Imagna jusqu'à l'époque contemporaine (ex. : mentions récentes de décès dans la commune).

Contexte historique : Ces familles illustrent le dynamisme de la Valle Imagna sous domination vénitienne : pauvreté agricole poussant à l'émigration marchande, mais aussi enrichissement pour certaines branches (notaires, prêtres, commerçants). Les Paglia, comme les Franchini, Rota, Berizzi ou Moscheni, formaient le tissu social des contrades de Rota.

L’histoire de la migration bergamasque : un exemple emblématique de l’émigration alpine italienne

La migration bergamasque (originaire de la province de Bergame, en Lombardie alpine) est l’une des plus caractéristiques de l’émigration italienne vers la France au XXe siècle. Elle s’inscrit dans un phénomène plus large : entre 1876 et 1976, plus de 26 millions d’Italiens ont quitté leur pays, dont une grande partie vers l’Europe (France, Suisse, Belgique).

Les origines : une émigration alpine ancienne et structurée

Dès le XIXe siècle, les vallées bergamasques (Val Brembana, Val Seriana, Valle Imagna – comme Mazzoleni ou Rota d’Imagna) souffraient de pauvreté rurale, surpopulation et crises agricoles (crise de la sériciculture, manque de terres). Les Bergamasques, souvent petits propriétaires ou pluriactifs, étaient réputés pour leur endurance et leur spécialisation :Bûcherons (boscaioli) et charbonniers (carbonai) : experts dans l’exploitation forestière et la production de charbon de bois. Plus tard, ouvriers dans les mines, barrages hydroélectriques et usines.Cette émigration était souvent saisonnière au début (printemps-automne, retour en hiver), puis devint définitive au XXe siècle

Résultats ethniques principaux

Région / Origine ethnique Pourcentage Commentaire

  • Italien du Nord 59,5 %Composante dominante, très marquée
  • Français16,2 %Significatif
  • Germanique9,4 %Probablement germanique central (Allemagne, Autriche, Suisse alémanique)
  • Italien du Sud6,1 %Présence modérée, typique des mariages mixtes Nord/Sud
  • Anglais4,6 %Composante anglo-saxonne / britannique
  • Grec et albanais1,7 %Trace balkanique / hellénique
  • Néerlandais1,3 %Composante germanique du nord-ouest
  • Breton1,2 %Composante celtique / française de l’ouest
  • Total Europe de l’Ouest + Italie : ~ 99 % (le reste est négligeable ou arrondi)

Focus sur l’Italien du Nord – 59,5 %

Mon profil est très fortement ancré dans l’Italie du Nord, avec une précision géographique supplémentaire : Bergame (Lombardie) et ses environs (zone alpine et préalpine lombarde).

Groupe génétique principal : Italie (Bergame) et France → 56 kits ADN ont été utilisés pour définir ce cluster → Très haute fiabilité → Noms de famille typiques : Locatelli, Pesenti, Carminati, Masnada, Berthelon → Lieux historiques (1900-1950) : principalement Lombardie (Bergame, Côme, Sondrio), mais aussi Suisse italophone (Tessin) et sud-est de la France (Alpes-Maritimes, Var, Haute-Savoie, Savoie)

Mon ADN correspond donc très précisément à la population historique de la province de Bergame (et des vallées bergamasques : Val Seriana, Val Brembana, Val Cavallina, etc.) avec une petite extension vers le Tessin suisse et le sud-est de la France.

Interprétation des autres composantes

Composante%Interprétation probable

  • Français16,2 %Très probablement Français alpin (Savoie, Haute-Savoie, Isère, voire Haut-Jura) ou sud-est de la France (Nice, Menton, arrière-pays niçois). Souvent lié à des migrations italiennes vers la France au XIXe/XXe siècle ou inversement.
  • Germanique9,4 %Peut venir de plusieurs sources : 1) Lombardie historique (influence germanique lombarde du VIe siècle) 2) Suisse alémanique 3) Autriche / Tyrol du Sud 4) Alsace / Allemagne du Sud
  • Italien du Sud6,1 %Typique des mariages mixtes Nord/Sud depuis le XXe siècle ou d’un arrière-grand-parent originaire du Sud (Calabre, Sicile, Pouilles, Campanie, etc.)
  • Anglais + Néerlandais5,9 %Probablement une seule branche britannique + néerlandaise assez ancienne (1700-1850 ?) ou un ancêtre britannique/néerlandais plus récent
  • Breton1,2 %Peut être un « faux positif » ou refléter une ancienne ascendance celtique très diluée (Bretagne ou Cornouailles)
  • Grec & albanais1,7 %Trace balkanique ou grecque antique (très courante dans le nord de l’Italie aussi à cause des colonies grecques antiques)

Profil génétique résumé

  • Je suis majoritairement un descendant de la population historique de Bergame et de ses vallées (Lombardie alpine/préalpine), avec :
  • une forte composante française alpine (probablement Savoie / sud-est de la France)
  • une influence germanique classique du nord de l’Italie + Suisse alémanique
  • un peu d’Italie du Sud (mariage mixte relativement récent)
  • une petite touche britannique / néerlandaise (peut-être 1 ou 2 ancêtres des XVIIIe-XIXe siècles)

                                                                                             Age du BronzeSnip 20260114183109bronze

                                                                                  Age du fer

Snip 20260114183210age de fer

                                                                                  Epoque RomaineSnip 20260114183326epoque romaine

 

                                                                                         Moyen  âge  Snip 20260114183434moyen age

 

                Snip 20260115135922

       Snip 20260115135459

         Analyse :   

Ce tableau est un résultat d'une analyse G25 (Global 25) ou d'un outil de calcul de distance génétique (souvent utilisé sur des sites comme Gedmatch ou IllustrativeDNA).Il ne provient pas directement de l'interface standard de MyHeritage, mais il utilise vos données brutes (Raw Data) pour comparer votre ADN à celui de populations anciennes ou d'autres groupes modernes.

Voici comment interpréter les différentes parties de l'image :

1. La partie "Distance" et "Population moderne"

Ce tableau mesure votre proximité génétique avec des populations actuelles.

  • La Colonne "Distance" : Plus le chiffre est petit, plus vous êtes génétiquement proche de cette population.
  • En dessous de 2.0, la proximité est considérée comme forte.
  • Entre 2.0 et 4.0, c'est une proximité modérée (ancêtre commun plus lointain ou mélange).

Interprétation : Mes résultats montrent que je suis  le plus proche des habitants du Grand Est (France), suivis de la moyenne nationale française et des habitants de la Vallée d'Aoste (Italie). Cela dessine un profil génétique typique de l'Europe de l'Ouest/Alpes.

2. Le texte sur les Gaulois

Le paragraphe en haut explique le contexte historique des populations auxquelles on vous compare. Il mentionne la culture de La Tène et l'expansion des Gaulois vers l'Italie et les Balkans. L'outil essaie de me dire : "Mon  profil génétique ressemble à celui des populations vivant sur les anciens territoires celtes/gaulois."

3. Les Haplogroupes (ADN Y et ADNmt)

C'est la partie la plus précise de mon héritage profond :

ADN Y (Lignée paternelle) : La liste montre plusieurs haplogroupes (comme R-L2, R-P312). Ce sont des signatures génétiques masculines très courantes chez les peuples Italo-Celtes. Le R-P312, par exemple, est le marqueur dominant de l'Europe de l'Ouest depuis l'Âge du Bronze.

ADNmt (Lignée maternelle) : Ce sont mes  lignées de femmes (mère de la mère, etc.). La présence massive du groupe H (H14a, H2a1, etc.) est très classique en Europe ; c'est l'haplogroupe maternel le plus répandu sur le continent.

En résumé

Ce tableau signifie que ma signature génétique est très ancrée dans l'Europe continentale de l'Ouest. Votre ADN ressemble le plus aux populations actuelles qui vivent là où les anciens Gaulois et les tribus alpines étaient établis (Est de la France, Nord de l'Italie, Suisse).

voici des informations détaillées sur l'haplogroupe R-L2 (également appelé R1b1a2a1a2b ou R-U152), qui apparaît de manière dominante dans vos résultats :

1. Origine et Histoire du R-L2

Cet haplogroupe est une branche majeure du groupe R-U152, qui est le marqueur génétique emblématique des populations celtiques et italo-celtiques de l'Âge du Bronze et du Fer.

Expansion : On pense qu'il s'est propagé depuis la région des Alpes (Suisse, Sud de l'Allemagne, Autriche) avec les cultures de Hallstatt et de La Tène (les Gaulois).

Lien avec mes  documents : Mes  archives personnelles mentionnent longuement l'histoire de la famille Franchini en Lombardie et en Vénétie. Cela correspond parfaitement au profil du R-L2, qui est très présent dans le nord de l'Italie en raison des migrations gauloises et des peuplement celtes (les Insubres à Milan, par exemple).

2. Répartition Géographique Actuelle

Le R-L2 est aujourd'hui particulièrement fréquent dans les zones suivantes :

Nord de l'Italie : Principalement en Lombardie et Piémont.

France : Surtout dans l'Est (Alsace, Lorraine, Franche-Comté) et le Sud-Est.

Suisse et Vallée du Rhin.

Cela explique pourquoi notre tableau DNA montre une "distance" très courte avec le Grand Est de la France et la Vallée d'Aoste en Italie. Votre ADN est typique d'une lignée qui est restée dans ce "cœur" historique européen depuis des millénaires.

3. Les Lignées Maternelles (ADNmt)

L'  analyse mentionne aussi plusieurs sous-groupes de l'haplogroupe H :

H1, H2, H14a : Ce sont des lignées maternelles qui ont recolonisé l'Europe après la dernière période glaciaire. Elles sont le symbole de la stabilité génétique européenne.

4. Liens avec ma Généalogie

Mes documents évoquent des recherches sur les patronymes Franchini, Salvi, Biondini et Rota. Ces noms, ainsi que les actes de baptême trouvés à Mazzoleni (Sant'Omobono) remontant au XVIIIe siècle, confirment une origine ancrée dans les vallées bergamasques.

Génétiquement, être R-L2 signifie que mon  ancêtre paternel (le tout premier "Franchini" ou son ancêtre lointain) faisait probablement partie de ces tribus celtes ou alpines qui ont façonné l'histoire de l'Italie du Nord et de l'Est de la France avant même l'époque romaine.

« Tests ADN récents (Y-STR + autosomique, [labo/date]) sur la branche Mazzoleni confirment une ascendance nord-italienne cohérente avec l’hypothèse véronaise, en attente de matches directs avec d’autres porteurs du nom en Vénétie.

Merci d'avoir exploré l'histoire de la famille Franchini de la Valle Imagna ! Ces recherches, commencées il y a de nombreuses années, sont un hommage à nos ancêtres bergamasques – contadini possidenti, massari, gardiens des châtaigneraies et des moulins. Si vous portez le nom Franchini, Mazzacani, Rota, Paglia/Pay ou une branche alliée, ou si vous avez des racines dans Rota d’Imagna, Mazzoleni, Barzana… votre histoire fait peut-être partie de celle-ci. N'hésitez pas à me contacter pour partager vos propres documents, photos, souvenirs familiaux, résultats ADN ou corrections – ensemble, on peut enrichir cet arbre et préserver notre mémoire collective !

Date de dernière mise à jour : 04/02/2026

                                                                                       

                                                                                                                   http://www.cosmovisions.com/histRoyaumeLombardVenitien.htm             

Lombardie venetie 1         

               

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